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Lahoud : Aucune tutelle ne peut être bénéfique

«Le Liban faisait l’admiration du monde. Faut-il démolir les acquis pour les beaux yeux de tel ou tel leader ? Le président de la République se défend de se comporter comme ceux qui ne réalisent pas la gravité de la conjoncture. Nous appelons au dialogue car l’avenir du pays est un acte de partenariat qu’aucune partie ne peut réaliser sans l’autre. Ceux qui exploitent les assassinats pour des comptes particuliers précipitent le pays vers l’inconnu. Aucune tutelle, qu’elle soit arabe ou internationale, ne peut être bénéfique à ce pays et à ses fils. Il n’y a rien de plus facile que de recourir à la surenchère pour un regain de popularité. Mais qu’en est-il alors de l’intérêt du pays ? Pourquoi ne comparent-ils pas ce qui a pu être réalisé dans l’union et les effets du désaccord et de la mésentente ? L’on ne peut contrer la main du mal qu’en l’affrontant unis, pour pouvoir la couper. En démasquant ceux qui se tiennent derrière. Il n’est pas trop tard pour se dégager du tunnel, en réanimant l’entente nationale et en lançant le dialogue. La rancœur détruit et la tolérance construit. Aucune tutelle du dehors ne peut être bonne pour la patrie et ses enfants. » Ces propos, le président Émile Lahoud les a tenus au cours d’une rencontre d’échanges, à Baabda, avec une délégation d’étudiants de l’USJ. Il a beaucoup insisté sur l’union nationale, comme seule arme de défense face aux dangers et aux défis qu’affronte le pays. Et cela loin des animosités et des rancunes. Car, comme les Libanais ne le savent que trop, elles mènent à la ruine et à la dévastation. Tout comme ils savent que leur pays a pu triompher de ses épreuves en s’unissant. Se libérer de l’occupation israélienne et redonner au Liban son rôle pilote de creuset et de rencontre des cultures. Il a répété que les conflits se règlent autour d’une table ronde de dialogue. Non par les vociférations et les insultes. Il a soutenu que le président de la République n’est pas partie, mais juge entre tous les Libanais. Il a dénoncé la loi électorale 2000, appliquée lors des dernières législatives. Par ailleurs, le président Lahoud a conféré hier avec le ministre de la Justice, Charles Rizk, sur la 1644. Il a reçu l’ancien ministre Wi’am Wahhab, qui l’a prié de renvoyer la loi organisant l’instance religieuse druze. Le président a reçu une délégation de la famille du pêcheur disparu depuis deux mois, Mohammed Farrane, accompagnée par le député Hassan Haballah. Puis une délégation des mariamites conduite par l’abbé Semaan Abou Abdé.
«Le Liban faisait l’admiration du monde. Faut-il démolir les acquis pour les beaux yeux de tel ou tel leader ? Le président de la République se défend de se comporter comme ceux qui ne réalisent pas la gravité de la conjoncture. Nous appelons au dialogue car l’avenir du pays est un acte de partenariat qu’aucune partie ne peut réaliser sans l’autre. Ceux qui exploitent les assassinats pour des comptes particuliers précipitent le pays vers l’inconnu. Aucune tutelle, qu’elle soit arabe ou internationale, ne peut être bénéfique à ce pays et à ses fils. Il n’y a rien de plus facile que de recourir à la surenchère pour un regain de popularité. Mais qu’en est-il alors de l’intérêt du pays ? Pourquoi ne comparent-ils pas ce qui a pu être réalisé dans l’union et les effets du désaccord et de la...