Présidentielle bolivienne : duel entre l’Indien Morales et le technocrate Quiroga
le 19 décembre 2005 à 00h00
Quelque 3,6 millions d’électeurs étaient appelés aux urnes hier en Bolivie où le socialiste Evo Morales, un Indien favori des sondages, et le technocrate libéral et ex-président Jorge Quiroga sont en lice pour le poste de président. Le champion de la cause des Amérindiens, Evo Morales, était favori dans les sondages avec presque 35 % des intentions de vote contre 29 % pour M. Quiroga. S’il obtient plus de 50 % au premier tour, « Evo », comme l’appellent les Boliviens, pourrait devenir le premier président indigène de Bolivie. En cas de victoire du favori, le panorama politique de la Bolivie risque de changer fortement puisque Evo Morales prône notamment la liberté de cultiver la coca – plante à usage médicinal mais servant de base à la fabrication de la cocaïne – et un renforcement du contrôle de l’État sur les compagnies pétrolières étrangères qui exploitent les gisements de gaz. La Bolivie possède en effet la deuxième réserve de gaz de l’Amérique du Sud, après le Venezuela. Le scrutin est particulièrement suivi par Washington, M. Morales étant devenu la bête noire de l’Administration américaine pour vanter la libre culture de la coca et pour ses liens avec le président vénézuélien Hugo Chavez et le leader cubain Fidel Castro. Connu pour son instabilité politique, le pays le plus pauvre de l’Amérique du Sud détient le record mondial de coups d’État (entre 180 et 200 selon les critères).
Quelque 3,6 millions d’électeurs étaient appelés aux urnes hier en Bolivie où le socialiste Evo Morales, un Indien favori des sondages, et le technocrate libéral et ex-président Jorge Quiroga sont en lice pour le poste de président. Le champion de la cause des Amérindiens, Evo Morales, était favori dans les sondages avec presque 35 % des intentions de vote contre 29 % pour M. Quiroga. S’il obtient plus de 50 % au premier tour, « Evo », comme l’appellent les Boliviens, pourrait devenir le premier président indigène de Bolivie. En cas de victoire du favori, le panorama politique de la Bolivie risque de changer fortement puisque Evo Morales prône notamment la liberté de cultiver la coca – plante à usage médicinal mais servant de base à la fabrication de la cocaïne – et un renforcement du contrôle de l’État...
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