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Le CSC rejette tout unilatéralisme dans la prise de décision nationale

Le Conseil supérieur chiite a souligné hier son « rejet de tout unilatéralisme dans la prise de décision nationale qui ferait passer des décisions précipitant le Liban au cœur du jeu des nations », et « les appels et la pratique fondés sur la règle de la minorité et de la majorité dans le cadre des grandes questions d’ordre national ». Dans un communiqué publié à l’issue de sa réunion sous la présidence de cheikh Abdel-Amir Kabalan, le CSC a indiqué : « Les Libanais doivent rester attachés au document d’entente nationale, qui est à la base de la fondation de l’État, et sur la base de laquelle la nation libanaise est fondée. Le CSC rejette les appels et les pratiques fondées sur la règle de la majorité et de la minorité dans les grandes questions nationales, qu’il considère comme un coup d’État contre le document d’entente nationale élaboré par les Libanais. Le CSC met en garde contre toute dérive par rapport à cette conception, qui expose le Liban à une crise nationale grave. Nous rappelons ici que la position politique des forces politiques libanaises ne saurait comporter des dimensions confessionnelles ou sectaires. Dans ce cadre, le CSC rejette fermement tout unilatéralisme dans la prise de décision nationale pour faire passer des décisions précipitant le Liban dans le jeu des nations. « Le CSC renouvelle son appel à faire la lumière totale sur l’assassinat de Rafic Hariri, et considère que cette vérité doit être établie à l’aide de documents et de preuves claires, et non pas sur des accusations et des suppositions. « Le gouvernement, qui a obtenu la confiance de la Chambre, laquelle représente le peuple libanais, assume la responsabilité de la sécurité des Libanais, de leur vie et de leur liberté. Il ne doit pas démissionner de ses responsabilités nationales en se mettant à la disposition du Conseil de sécurité ou autre, ce qui reviendrait à paralyser les prérogatives de la justice, et le pouvoir des services de sécurité, au profit de commissions d’enquête et de tribunaux internationaux dans lesquels interfèrent les intérêts des États, au détriment de l’intérêt du Liban. Les dernières décisions du gouvernement dans ce sens ont passé outre le concept du consensus national et du partenariat politique. Cela constitue un précédent dangereux dans l’abandon volontaire de la décision nationale, de la souveraineté. C’est là aussi l’expression flagrante d’une incapacité à diriger le pays. « Le CSC appelle le gouvernement et les institutions judiciaires et sécuritaires à ne pas exclure la probabilité qu’Israël et ses alliés internationaux se cachent derrière les assassinats au Liban, dans la mesure où il est le premier bénéficiaire de ces attentats. Son histoire est truffée de ce genre de crimes. « Le CSC rejette la politique des accusations préalables et les discours qui incitent à la haine raciale, qui a pris le dessus durant la dernière période. Il appelle les leaders politiques et les partis à revenir à un discours rationnel et logique, au lieu de réveiller les instincts dont les effets destructeurs n’épargneront personne. « Vingt-deux ans plus tard, la lumière n’a toujours pas été faite sur le grand crime qui a été commis contre la nation et le pays, à savoir l’enlèvement de l’imam Moussa Sadr et ses compagnons, cheikh Mohammed Yaacoub et Abbas Badreddine. Si le CSC dénonce la négligence de l’État à adopter officiellement ce dossier, il exprime son étonnement devant l’absence de traduction concrète par le gouvernement de son communiqué ministériel au niveau des mécanismes pouvant conduire à la vérité dans cette affaire. Il assure par ailleurs que la responsabilité de l’enlèvement de l’imam et de ses compagnons est purement libyenne. Kadhafi en assume lui-même la responsabilité, et corrompre les consciences en Italie ou ailleurs pour se dérober de sa responsabilité dans cette affaire ne lui servira à rien. » Le CSC a en outre dénoncé les atteintes à l’ayatollah Sistani. Sur un tout autre plan, il convient de signaler que le fils de feu l’imam Mohammed Mehdi Chamseddine, Ibrahim Chamseddine, a été reçu hier à Dar el-Fatwa par le mufti de la République, cheikh Mohammed Rachid Kabbani. Appelant au dialogue national, M. Chamseddine a estimé que la question du tribunal international « ne constitue pas une provocation ou un coup de force contre quiconque, à partir du moment où sa formation est consensuelle et respecte les spécificités et les particularités qui font que certaines parties émettent certaines réserves » vis-à-vis de cette dynamique. « S’il y a des craintes, elles peuvent être dissipées pour que le tribunal puisse remplir son rôle », a-t-il ajouté.
Le Conseil supérieur chiite a souligné hier son « rejet de tout unilatéralisme dans la prise de décision nationale qui ferait passer des décisions précipitant le Liban au cœur du jeu des nations », et « les appels et la pratique fondés sur la règle de la minorité et de la majorité dans le cadre des grandes questions d’ordre national ».
Dans un communiqué publié à l’issue de sa réunion sous la présidence de cheikh Abdel-Amir Kabalan, le CSC a indiqué :
« Les Libanais doivent rester attachés au document d’entente nationale, qui est à la base de la fondation de l’État, et sur la base de laquelle la nation libanaise est fondée. Le CSC rejette les appels et les pratiques fondées sur la règle de la majorité et de la minorité dans les grandes questions nationales, qu’il considère comme un coup...