Rizk : Le tribunal international suppose
un consensus libanais sur la question
le 12 décembre 2005 à 00h00
Interrogé par La Voix du Liban, le ministre de la Justice Charles Rizk a déclaré hier qu’il ne pouvait donner aucune indication sur la teneur du second rapport que M.Mehlis a déjà remis au secrétaire général des Nations unies. Mais il a affirmé, reprenant en cela des propos du chef de l’État et du Premier ministre : « Nul ne veut s’en prendre à la Syrie. Au contraire, nous voulons consolider nos relations avec ce pays. Si certains Syriens sont suspects, cela ne veut pas dire que tout le pays le sera. D’ailleurs, au Liban, certaines personnes ont été déclarées suspectes et elles sont en prison, mais le Liban n’est pas accusé. »
Au sujet du tribunal international, M. Rizk a estimé que ce sujet doit faire l’objet d’un consensus interne. « Ceux qui veulent hâter la demande de formation d’un tel tribunal doivent accélérer le processus d’entente interne. Je salue à cet égard la récente déclaration de l’ancien ministre de la Justice, Bahige Tabbarah, qui lui aussi estime que la réclamation d’un tribunal international doit faire l’objet d’une entente interne. Tout comme je rends hommage à la sagesse du ministre Mohammed Fneich dont les propos vont dans ce sens. »
M. Rizk a aussi estimé qu’il exige un large éventail de choix entre le tribunal purement libanais et le tribunal international. « C’est cet éventail-là que nous devons étudier, puisqu’il offre une multitude de possibilités qui peuvent obtenir l’adhésion des Libanais. Le fait que les lois internationales rejettent la possibilité d’un tribunal sans recours, comme c’est le cas de la Cour de justice au Liban, permet des combinaisons mixtes d’une justice à deux niveaux, la première libanaise et la seconde internationale. »
Mais selon M. Rizk, sa grande fierté reste l’éloge fait par M. Mehlis, dans son rapport, de la justice libanaise et aussi celui qui a été fait par les membres du Conseil de sécurité. « Cela prouve que la justice libanaise est en mesure d’assumer ses fonctions, précise le ministre. Pour nous, c’est un immense encouragement. »
Par ailleurs, le président de l’Inspection judiciaire, Mohammed Ali Ouaida, a appelé, dans un communiqué, les magistrats à ne pas solliciter l’appui des différentes parties politiques pour les nominations judiciaires en gestation, rappelant la nécessité de respecter l’indépendance de la justice et de veiller à l’application du principe de la compétence.
Interrogé par La Voix du Liban, le ministre de la Justice Charles Rizk a déclaré hier qu’il ne pouvait donner aucune indication sur la teneur du second rapport que M.Mehlis a déjà remis au secrétaire général des Nations unies. Mais il a affirmé, reprenant en cela des propos du chef de l’État et du Premier ministre : « Nul ne veut s’en prendre à la Syrie. Au contraire, nous voulons consolider nos relations avec ce pays. Si certains Syriens sont suspects, cela ne veut pas dire que tout le pays le sera. D’ailleurs, au Liban, certaines personnes ont été déclarées suspectes et elles sont en prison, mais le Liban n’est pas accusé. »
Au sujet du tribunal international, M. Rizk a estimé que ce sujet doit faire l’objet d’un consensus interne. « Ceux qui veulent hâter la demande de formation d’un tel tribunal...
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