Sfeir évoque implicitement la responsabilité syrienne dans l’assassinat de Moawad
le 28 novembre 2005 à 00h00
Le patriarche maronite, Mgr Nasrallah Sfeir, a présidé hier à Bkerké la messe à la mémoire de l’assassinat de l’ancien chef de l’État René Moawad. Mgr Sfeir a profité de son homélie pour rendre un vibrant hommage au président martyr. Il a également tenu à rappeler que ce dernier, avant son investiture officielle, avait compris à quel point les responsabilités qui lui incombaient désormais, tant à l’égard de la nation qu’envers ses compatriotes, étaient historiques. « Il a alors commencé à essayer de libérer la route qui mène à sa ville natale (i.e. Zghorta), comme un prélude à la libération de l’ensemble du territoire libanais de tout homme armé qui s’y trouvait. La première réponse a été donnée à travers des médias, qui ont tronqué les propos du président, en lui imputant l’opposé de ce qu’il avait dit. Sauf que les gens les plus proches de lui ont immédiatement confirmé, et la réponse suivante a été bien plus rapide : sa voiture a explosé, le tuant lui et ses compagnons », a dit le patriarche maronite, dans une allusion implicite à l’implication et à la responsabilité syriennes dans cet assassinat.
« Ces mains criminelles s’étaient habituées à agir ainsi contre tel ou tel Libanais libre et sincère ; n’épargnant ni un précédent chef d’État, ni un mufti, ni des députés, ni des journalistes, ni des hommes d’affaires, ni des puissants… », a poursuivi Mgr Sfeir, soulignant que ces assassins étaient persuadés que « la justice n’allait pas pouvoir les atteindre, et qu’ils ne risquent rien à réitérer leurs actes ». Mais « si la justice avait fait son devoir à l’époque, rien de ce qui s’est passé ensuite ne serait arrivé, et le dernier des martyrs de la nation, le regretté président Rafic Hariri, serait encore en vie », a-t-il affirmé.
Le patriarche maronite, Mgr Nasrallah Sfeir, a présidé hier à Bkerké la messe à la mémoire de l’assassinat de l’ancien chef de l’État René Moawad. Mgr Sfeir a profité de son homélie pour rendre un vibrant hommage au président martyr. Il a également tenu à rappeler que ce dernier, avant son investiture officielle, avait compris à quel point les responsabilités qui lui incombaient désormais, tant à l’égard de la nation qu’envers ses compatriotes, étaient historiques. « Il a alors commencé à essayer de libérer la route qui mène à sa ville natale (i.e. Zghorta), comme un prélude à la libération de l’ensemble du territoire libanais de tout homme armé qui s’y trouvait. La première réponse a été donnée à travers des médias, qui ont tronqué les propos du président, en lui imputant l’opposé...
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