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Chalabi demande aux Jordaniens d’agir pour empêcher les attentats en Irak

Le vice-Premier ministre irakien, Ahmed Chalabi, a estimé hier que les autorités jordaniennes devraient faire davantage d’efforts pour empêcher leurs ressortissants de commettre des attentats en Irak. Il a également rappelé lors d’un entretien avec CNN que le Jordanien Abou Moussab al-Zarqaoui, chef de l’organisation terroriste el-Qaëda en Irak, avait été libéré en 1999 après une grâce accordée par le roi de Jordanie Abdallah II. « Nous déplorons ce qui est arrivé en Jordanie mais nous nous inquiétons aussi de ce qui arrive en Irak. Je voudrais que les Jordaniens fassent plus d’efforts pour empêcher leurs ressortissants de venir en Irak commettre des attentats-suicide meurtriers », a dit M. Chalabi. Il a dénoncé l’attitude « ambiguë » des autorités jordaniennes face à la situation en Irak depuis la chute de Saddam Hussein. Les Jordaniens « doivent nettoyer leurs réseaux de blanchiment d’argent qui ont soutenu Saddam. Ils devraient vraiment se pencher avec attention sur le rapport (de l’ONU) sur le programme “pétrole contre nourriture”. Ils continuent d’avoir des réseaux de blanchiment d’argent et beaucoup de cet argent parvient aux réseaux terroristes », a-t-il accusé. « Je ne veux pas entrer dans les détails », a-t-il ajouté. « Nous avons un problème avec M. Chalabi », a dit pour sa part le roi Abdallah II de Jordanie, lors d’un entretien accordé à la chaîne de télévision américaine NBC. « C’est quelque chose dont nous discutons avec le gouvernement irakien », a souligné le souverain. Ahmed Chalabi a été condamné en 1992 par contumace par un tribunal militaire jordanien à 22 ans de prison pour fraude et détournement de fonds portant sur un montant de 288 millions de dollars qu’il aurait détourné vers des comptes privés en Suisse, provoquant la faillite de la Petra Bank, dont il était le directeur. En outre, M. Chalabi a déclaré qu’il souhaitait avoir des preuves d’un soutien apporté par l’Iran aux insurgés en Irak et que son objectif était de maintenir de « bonnes relations » entre Bagdad et Téhéran. « La rébellion se trouve dans l’ouest de l’Irak », a souligné M. Chalabi. L’Irak partage une longue frontière orientale avec l’Iran. « J’ai demandé la formation d’une commission d’enquête composée par l’Irak, la Grande-Bretagne et l’Iran pour examiner les informations qui ont été avancées concernant du matériel iranien qui entrerait en Irak », a dit M. Chalabi.
Le vice-Premier ministre irakien, Ahmed Chalabi, a estimé hier que les autorités jordaniennes devraient faire davantage d’efforts pour empêcher leurs ressortissants de commettre des attentats en Irak. Il a également rappelé lors d’un entretien avec CNN que le Jordanien Abou Moussab al-Zarqaoui, chef de l’organisation terroriste el-Qaëda en Irak, avait été libéré en 1999 après une grâce accordée par le roi de Jordanie Abdallah II. « Nous déplorons ce qui est arrivé en Jordanie mais nous nous inquiétons aussi de ce qui arrive en Irak. Je voudrais que les Jordaniens fassent plus d’efforts pour empêcher leurs ressortissants de venir en Irak commettre des attentats-suicide meurtriers », a dit M. Chalabi. Il a dénoncé l’attitude « ambiguë » des autorités jordaniennes face à la situation en Irak depuis la...