L’euro a oscillé autour de 1,17 $ hier sur les marchés des changes, très stable depuis le début des échanges européens jusqu’à la clôture des marchés américains, après avoir touché ses plus bas niveaux depuis deux ans la veille, à 1,1671 $. Ce mouvement, qui semble s’expliquer par des ajustements de positions de change en faveur de la monnaie unique européenne, est intervenu après que les opérateurs se furent rendu compte qu’ils avaient largement anticipé le différentiel des taux d’intérêt de 2 points de pourcentage entre États-Unis (4 %) et zone euro (2 %) qui offre une meilleure rémunération aux capitaux en dollars. Mais il n’en demeure pas moins que l’euro ne donne pas encore de signes de rétablissement, sa tendance baissière observée depuis quelques semaines reste clairement de mise, de l’avis unanime des cambistes. Selon ces mêmes milieux, le dollar demeure soutenu pour le moment par trois facteurs principaux : le différentiel des taux d’intérêt, le flux de capitaux rapatriés aux États-Unis par les sociétés américaines opérant à l’étranger et les troubles sociaux en France et politiques en Allemagne. Ces facteurs doivent continuer à conforter plusieurs investisseurs dans leur stratégie de soutien au billet vert, ajoute-t-on dans ces mêmes milieux. À l’appui de cette thèse, ils citaient toujours la bonne résistance du dollar la veille à un déficit commercial américain pourtant abyssal, à 66,1 milliards $ en septembre. Cela étant, les opérateurs doivent rechercher toujours des facteurs de soutien du dollar et ignorer les facteurs négatifs ou simplement décevants comme ils l’ont fait cette semaine en évoquant la nette amélioration de la confiance des consommateurs dans l’économie américaine en novembre pour reléguer au second plan les déséquilibres commerciaux des États-Unis. À cet égard, ils semblent attendre la publication des prix à la production et à la consommation aux États-Unis ainsi que les chiffres de la production industrielle américaine en octobre la semaine prochaine pour prendre position en faveur ou aux dépens du dollar. Dans cette attente, l’euro est resté sur la défensive à la veille du week-end, se négociant finalement à New York sur un ton hésitant à 1,1725 $ contre 1,1680 $ jeudi dernier.
Les Bourses soutenues par le repli du pétrole
La Bourse de New York a continué sa hausse de la veille, soutenue qu’elle était par le repli des cours du brut. Pourtant, l’activité a été généralement mince hier en raison du chômage officiel observé à l’occasion du Veterans Day. La bonne tenue de Dell et de News Corp, qui ont publié jeudi après la clôture des résultats trimestriels conformes aux attentes, a aussi aidé le marché à progresser.
Les Bourses européennes ont renoué avec la hausse, tirées par un prix du pétrole en baisse et de bonnes nouvelles microéconomiques. À cet égard, les technologiques ont profité d’une recommandation optimiste de Merrill Lynch sur STMicroelectronics. Il en est de même des valeurs financières qui ont progressé, bénéficiant d’attentes positives avant la publication des résultats de Société Générale et Crédit Agricole la semaine prochaine.
La Bourse de Beyrouth a poursuivi son mouvement de consolidation après les gains enregistrés par Solidere depuis le début de la semaine. En effet, les actions A et B de cette société sont redescendues de 13,56 $ à 13,55 $ et de 13,69 $ à 13,57 $ respectivement.
Élie KAHWAGI
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