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Actualités - Chronologie

Sécurité L’armée libanaise lève le siège des bases palestiniennes prosyriennes

L’armée libanaise a levé dimanche le siège qu’elle imposait depuis jeudi autour des bases militaires des organisations radicales palestiniennes prosyriennes, près de la frontière syrienne, selon un journaliste de l’AFP. Des postes de contrôle ont été toutefois maintenus à quelque 500 mètres des bases du Front populaire de libération de la Palestine-Commandement général (FPLP-CG) d’Ahmed Jibril et du Fateh-intifada, dirigé par le colonel Abou Moussa, dans les zones de Sultan Yacoub et Haloua, proches de la frontière syrienne. Selon des sources politiques, ce développement est intervenu après des contacts menés entre Ahmed Jibril, qui réside à Damas, et le Premier ministre Fouad Siniora. L’armée libanaise avait pris jeudi le contrôle des accès à ces bases, en déployant quelque 300 hommes, afin d’obtenir la remise des meurtriers présumés d’un topographe contractuel de l’armée, tué par des tirs en provenance de ces bases. Le gouvernement semble ainsi privilégier le dialogue avec les groupes armés palestiniens prosyriens qui refusent de rendre les armes. « L’affaire sera réglée par le dialogue et non la confrontation », a déclaré aux journalistes le Premier ministre, Fouad Siniora, réitérant le rejet de toute présence des armes palestiniennes en dehors des camps de réfugiés. « Nous ne voyons aucune nécessité à la présence des armes palestiniennes en dehors des camps et nous réglerons cette affaire par le dialogue avec tous les groupes palestiniens, a affirmé M. Siniora. Il n’y a aucune confrontation, aucun front », a-t-il assuré. Le ministre de la Défense, Élias Murr, a abondé dans le même sens que le chef du gouvernement. « Les armes de la troupe ne seront employées contre personne à l’intérieur du pays. C’est un principe général qui relève également de l’entente politique à laquelle nous sommes parvenus au sein du Conseil des ministres », a déclaré M. Murr, à l’issue d’une réunion sécuritaire, tenue vendredi. Interrogé sur la nature des mesures prises par l’armée autour des bases palestiniennes, il a indiqué que « l’armée est là pour lutter contre les fauteurs de troubles qui menacent la sécurité du pays. Ses armes ne seront dirigées contre aucune partie à l’intérieur du pays ». M. Murr a tenu à préciser que le renforcement des positions de l’armée à certains endroits a coïncidé avec un incident qui a eu lieu dans la Békaa. De son côté, le représentant du mouvement Fateh au Liban, Sultan Abou al-Aynaïne, a affirmé que « les armes palestiniennes ne seront employées contre aucun Libanais et aucun soldat libanais ». « Il est inadmissible que des tensions surviennent entre des Libanais et des Palestiniens, où que ce soit », a-t-il dit aux journalistes au camp de réfugiés de Rachidiyé (Liban-Sud). « Certains essaient de semer la discorde, mais nous déployons tous les efforts pour les faire échouer », a-t-il ajouté. Un rapport rédigé par Terjé Roed-Larsen, chargé du suivi et de l’application de la résolution 1559 du Conseil de sécurité de l’ONU, a dénoncé mercredi la « circulation illégale d’armes et de personnes vers des groupes palestiniens armés au Liban, qui menace de freiner les efforts pour asseoir la souveraineté du Liban », rappelle-t-on. Des hélicoptères israéliens tirent « par erreur » à Chebaa Sur un autre plan, des hélicoptères israéliens ont tiré par erreur samedi dans le secteur des fermes de Chebaa, sans faire de victime. « Les hélicoptères ont tiré sur un terrain après qu’un mouvement de suspects eut été observé alors qu’il s’agissait de militaires israéliens en patrouille », a indiqué une source militaire à l’AFP, ajoutant qu’une enquête a été ouverte. L’unité qui avait déjà quitté la zone des tirs est retournée à sa base sans encombre, selon cette même source. Deux hélicoptères ont tiré durant plus de dix minutes à la mitrailleuse sur des collines adjacentes au secteur controversé des fermes de Chebaa, dans le périmètre de Birkit an-Nakkar et Jabal Saddané, avait auparavant indiqué la police libanaise.
L’armée libanaise a levé dimanche le siège qu’elle imposait depuis jeudi autour des bases militaires des organisations radicales palestiniennes
prosyriennes, près de la frontière syrienne, selon un journaliste de l’AFP. Des postes de contrôle ont été toutefois maintenus à quelque 500 mètres des bases du Front populaire de libération de la Palestine-Commandement général (FPLP-CG) d’Ahmed Jibril et du Fateh-intifada, dirigé par le colonel Abou Moussa, dans les zones de Sultan Yacoub et Haloua, proches de la frontière syrienne.
Selon des sources politiques, ce développement est intervenu après des contacts menés entre Ahmed Jibril, qui réside à Damas, et le Premier ministre Fouad Siniora. L’armée libanaise avait pris jeudi le contrôle des accès à ces bases, en déployant quelque 300 hommes, afin...