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Actualités - Opinion

Changes et Bourses La croissance américaine a pesé sur l’euro…

L’euro a faibli face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux, l’enthousiasme pour la monnaie unique s’étant étiolé après la première estimation de croissance américaine au 3e trimestre, qui a incité les opérateurs à la prudence. Ceux-ci, qui avaient vendu beaucoup de dollars ces derniers jours, ont estimé devoir corriger le tir en rachetant du billet vert pour limiter leur exposition au risque. Ce mouvement est intervenu après l’annonce hier d’une accélération de la croissance de l’économie américaine qui s’est élevée au 3e trimestre à 3,8 % en rythme annuel contre 3,3 % au trimestre précédent, dépassant les attentes moyennes des analystes de 3,5 %. Ce résultat meilleur que prévu a montré que l’économie américaine croissait à un rythme considérable avant les ouragans Katrina et Rita, ce qui a privilégié le dollar. L’euro, qui avant cette publication cotait plus de 1,2150 $, a alors fait une incursion sous 1,21 $, seuil sous lequel les cambistes l’ont maintenu jusqu’à la fin de la journée, abstraction faite de la baisse de l’indice de confiance des consommateurs dans l’économie des États-Unis. Cet indice, calculé par l’Université du Michigan, a reculé à son plus bas niveau de ces treize dernières années en octobre, à 74,2 points contre 76,9 points en septembre. Plus tôt dans la matinée, l’euro avait été soutenu par les spéculations du marché selon lesquelles la Banque centrale européenne (BCE), ne pouvant plus différer aussi longtemps un resserrement de sa politique monétaire face aux pressions inflationnistes, serait contrainte de relever ses taux d’intérêt avant la fin de cette année. À cela a contribué l’annonce d’une augmentation de la masse monétaire M3 en zone euro de 8,5 % en septembre sur un an, après 8,2 % en août. Ce chiffre, supérieur aux prévisions et à l’objectif de croissance de cet agrégat monétaire, a donc milité pour un prochain relèvement du principal taux directeur de la BCE à plus de 2 % actuellement. Cela d’autant qu’on venait d’apprendre de l’Office européen des statistiques que les prix à la consommation dans la zone euro ont augmenté de 2,5 % en octobre sur un an, soit nettement au-dessus de l’objectif de 2 % fixé par la BCE pour cette année. Mais, après la publication des chiffres de la croissance américaine, les opérateurs ont estimé devoir rééquilibrer leurs positions de changes au profit du dollar. L’euro en a donc souffert, se négociant finalement à New York sur un ton faible à 1,2070 $ contre 1,2140 $ la veille, en baisse de 0,58 %. …et a soutenu Wall Street La Bourse américaine a évolué sur une tendance nettement ascendante, portée par une estimation de croissance meilleure que prévu, qui a dissipé les craintes de ralentissement de l’économie après les cyclones. La tendance a été soutenue aussi par le fait que l’indice des prix de base à la consommation, l’indice fétiche de la Fed, a progressé de seulement 1,3 % au 3e trimestre contre 1,7 % au 2e trimestre, ce qui a aidé à contenir les anticipations de hausse des taux d’intérêt. En outre, la cote a trouvé appui dans les bons résultats trimestriels annoncés par Microsoft, Chevron et Bristol-Myers Squibb. Les Bourses européennes ont été partagées entre les bons résultats trimestriels de certaines sociétés et les avertissements lancés par d’autres, comme Alcatel, Peugeot Citroën, Renault et France Télécom. À la Bourse de Beyrouth, Solidere a été diversement traitée à la hausse de 13,30 $ à 13,32 $ pour les actions A et à la baisse de 13,50 $ à 13,23 $ pour les actions B. Élie KAHWAGI
L’euro a faibli face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux, l’enthousiasme pour la monnaie unique s’étant étiolé après la première estimation de croissance américaine au 3e trimestre, qui a incité les opérateurs à la prudence. Ceux-ci, qui avaient vendu beaucoup de dollars ces derniers jours, ont estimé devoir corriger le tir en rachetant du billet vert pour limiter leur exposition au risque. Ce mouvement est intervenu après l’annonce hier d’une accélération de la croissance de l’économie américaine qui s’est élevée au 3e trimestre à 3,8 % en rythme annuel contre 3,3 % au trimestre précédent, dépassant les attentes moyennes des analystes de 3,5 %. Ce résultat meilleur que prévu a montré que l’économie américaine croissait à un rythme considérable avant les ouragans Katrina...