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Hamadé : C’est aux maronites de décider...

Le ministre des Télécommunications, Marwan Hamadé, a une nouvelle fois appelé le président Émile Lahoud à démissionner, au cours d’une interview qu’il a accordée hier soir à la chaîne NBN. « Indépendamment du crime que constitue l’assassinat (de l’ancien Premier ministre) Rafic Hariri, et même si Lahoud n’a rien à voir dans cette affaire, nous lui demandons des comptes pour la prolongation forcée de son mandat qui a été à l’origine de catastrophes au Liban. Nous lui demandons des comptes pour sa façon de gouverner, à laquelle nous avons d’ailleurs mis fin avec l’arrestation des quatre responsables de sécurité (les généraux Jamil el-Sayyed, Raymond Azar, Moustapha Hamdane et Ali Hajj). Mais lui est resté. Nous sommes consternés parce que la présidence de la République, qui est fondamentale au niveau des équilibres au Liban, est devenue ce qu’elle est actuellement à cause d’une personne qui a perdu toute qualification politique à gouverner », a déclaré M. Hamadé. « Nous avons un président mais pas une présidence de la République. L’initiative au sujet de la présidentielle a été laissée au groupe maronite, pour qu’il n’ait pas le sentiment qu’il y a une décision de Koraytem ou de Moukhtara pour imposer un chef de l’État », a-t-il poursuivi, rappelant que de nombreux candidats maronites à la présidentielle ont tenu des réunions et décidé d’appuyer celui qui, parmi eux, a le plus de chances d’accéder à la première magistrature de l’État. Prié de dire s’il pense que le général Lahoud poursuivra son mandat à terme, il a répondu par la négative. « De toutes façons, a-t-il enchaîné, il ne devrait pas poursuivre son mandat, dans son intérêt et dans celui du Liban. Nous n’aurons cependant pas recours à la violence, aux moyens coercitifs ou à la rue (pour le faire chuter). S’il est prouvé que le président a un lien quelconque avec l’assassinat (de Hariri), on verra la suite, sinon il doit démissionner. » M. Hamadé s’était auparavant étendu sur le rôle de Damas et de ses alliés au Liban dans la paralysie des institutions libanaises et la consolidation du système formé des services de renseignements libano-syriens. Concernant le rapport Mehlis, le ministre a insisté sur le fait que personne n’a pris connaissance de son contenu, à l’exception du procureur général près la Cour de cassation et du juge d’instruction dans l’affaire Hariri, les juges Saïd Mirza et Élias Eid. Prié de commenter les propos du procureur allemand, Detlev Mehlis, selon lesquels le président Lahoud n’est pas un suspect dans cette affaire, il a déclaré : « Je ne sais pas. Mais j’ai bien dit que toutes ces opérations (la série d’attentats) ont commencé à partir de Damas, en passant par Baabda où certaines personnes semblent plus importantes que le chef de l’État. Je me demande comment et par quelle autorité le chef de la garde présidentielle (le général Moustapha Hamdane) peut-il être le premier à donner des ordres à des ministres et des mohafez pour effacer les traces sur les lieux du crime ? Nous lisons dans la presse que Maher Assad et Assef Chawkat (respectivement le frère et le beau-frère du chef de l’État syrien) sont impliqués dans l’attentat du 14 février, mais que le président Bachar el-Assad n’était au courant de rien. Je me demande dans quelle mesure des barrières peuvent exister dans ce genre de régime entre les décideurs et les exécutants. » M. Hamadé a exprimé son opposition à des sanctions contre la Syrie, soulignant qu’il ne veut pas que le peuple syrien soit visé et saluant les propos de M. Assad selon lesquels les Syriens qui seraient impliqués dans l’assassinat de Hariri seront châtiés. Selon lui, la commission doit pouvoir interroger des suspects syriens hors du territoire syrien.
Le ministre des Télécommunications, Marwan Hamadé, a une nouvelle fois appelé le président Émile Lahoud à démissionner, au cours d’une interview qu’il a accordée hier soir à la chaîne NBN.
« Indépendamment du crime que constitue l’assassinat (de l’ancien Premier ministre) Rafic Hariri, et même si Lahoud n’a rien à voir dans cette affaire, nous lui demandons des comptes pour la prolongation forcée de son mandat qui a été à l’origine de catastrophes au Liban. Nous lui demandons des comptes pour sa façon de gouverner, à laquelle nous avons d’ailleurs mis fin avec l’arrestation des quatre responsables de sécurité (les généraux Jamil el-Sayyed, Raymond Azar, Moustapha Hamdane et Ali Hajj). Mais lui est resté. Nous sommes consternés parce que la présidence de la République, qui est fondamentale au...