L’économie chinoise poursuit sa forte croissance, avec un taux de 9,4 % sur les neuf premiers mois, tirée par les exportations et les investissements, déjouant les pronostics d’experts qui pariaient sur un léger ralentissement. Les derniers chiffres montrent une croissance qualifiée hier de « régulière et rapide » par le porte-parole du Bureau national des statistiques (BNS), Zheng Jingping.
L’augmentation du PIB avait été de 9,5 % sur les six premiers mois, de 9,4 % sur les trois premiers mois. De janvier à septembre, son montant a atteint 10 627 milliards de yuans (1 316 milliards de dollars), a précisé le BNS.
Exportations et investissements en capital fixe constituent toujours les deux moteurs de la croissance la plus forte au monde, où les prix à la consommation ont crû de 2 % sur les neuf premiers mois. Les investissements en capital fixe ont progressé depuis janvier de 26,1 % en glissement annuel, à 5 710 milliards de yuans (704 milliards de dollars), conduisant à nouveau le porte-parole du BNS à utiliser l’adjectif « irrationnel ». Ce qui tendrait à confirmer que, malgré la volonté de Pékin de maîtriser l’économie en imposant des restrictions sur le crédit pour freiner la surchauffe, les autorités des provinces chinoises n’ont guère mis de frein à leurs politiques d’expansion, cherchant notamment à créer des emplois. « En fait, les investissements en Chine s’accélèrent », dit Chen Xingdong, économiste à BNP Paribas Peregrine, ce qui, selon lui, soulève un certain nombre d’inquiétudes, parmi lesquelles la qualité et la justesse de ces investissements, ainsi que le risque de surcapacité.
Le niveau des exportations reste élevé, avec une croissance de 31,3 % depuis janvier, à 546,4 milliards de dollars, portant l’excédent commercial pour cette période à 68,3 milliards de dollars. Les importations ont progressé de 16 % à 478,1 milliards de dollars. Tai Hui, économiste à la banque Standard Chartered à Hong Kong, souligne que la contribution des exportations à la croissance « est montée de 5 % l’année dernière à 15 % cette année ». Les entreprises chinoises continuent à lorgner vers l’étranger pour écouler une production qui ne trouve pas preneur sur le marché local, où le taux d’épargne est particulièrement élevé. Au début du mois, un rapport du ministère du Commerce extérieur a estimé que l’excédent pourrait atteindre 100 milliards en 2005, soit trois fois plus qu’en 2004, ce qui ne devrait pas arranger les relations dans ce domaine avec les États-Unis et l’Union européenne. Ces derniers ne cessent de réclamer un réajustement du yuan, le jugeant toujours sous-évalué malgré le geste de juillet (+2,1 %).
Parmi les autres problèmes du pays, le porte-parole du BNS a cité les difficultés du secteur agricole et des profits en baisse dans le secteur industriel, en raison notamment des prix élevés des matières premières qui rognent les marges des entreprises.
Cette semaine, le Premier ministre Wen Jiabao a prévu pour 2005 un PIB de plus de 15 000 milliards de yuans (1 850 milliards de dollars), contre 13 650 milliards en 2004, soit un hausse de plus de 9 %, en ligne avec les récentes prévisions plus ou moins officielles. « Pour l’ensemble de l’année, il est possible que la croissance de l’économie soit de 9 %, ou peut-être même plus », a aussi reconnu hier le porte-parole du BNS, alors qu’au début de l’année l’objectif fixé par les autorités chinoises était de 8 %.
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L’augmentation du PIB avait été de 9,5 % sur les six premiers mois, de 9,4 % sur les trois premiers mois. De janvier à septembre, son montant a atteint 10 627 milliards de yuans (1 316 milliards de dollars), a précisé le BNS.
Exportations et investissements en capital fixe constituent toujours les deux moteurs de la croissance la plus forte au monde, où les prix à la consommation ont crû de 2 % sur les neuf premiers mois. Les...