Un coup d’arrêt a été donné hier à la hausse de l’euro sur les marchés des changes internationaux, face à un dollar profitant toujours des perspectives de relèvements des taux d’intérêt aux États-Unis. Ce mouvement est intervenu après que la monnaie unique eut peiné à remonter au-dessus du seuil de 1,20 $ en début de journée, ce qui a indiqué que la tendance est toujours favorable au billet vert. Celui-ci a été soutenu aussi par un optimisme croissant au sujet des perspectives pour l’économie américaine, alimenté par un net repli du pétrole brut et d’autres produits énergétiques raffinés. Les prix du pétrole, qui avaient bondi à des records historiques en septembre après le passage de l’ouragan Katrina aux États-Unis, ont en effet baissé depuis, alors que les stocks américains se renflouent et que la demande se stabilise. En outre, les opérateurs ont été sensibilisés par les perspectives de croissance aux États-Unis évoquées tard la veille par le Livre beige (rapport de conjoncture de la Fed) qui a indiqué que l’économie américaine continuait de croître à un rythme soutenu malgré le passage des ouragans Katrina et Rita. Cela d’autant qu’ils venaient d’apprendre hier du département américain du Travail que le nombre des demandeurs d’allocations chômage aux États-Unis a fortement reculé de 35 000, lors de la semaine dernière, par rapport à celle qui l’a précédée, totalisant 355 000, soit moins que les 365 000 prévus par les analystes. Ce développement, témoignant de plusieurs créations d’emplois non agricoles entraînées par la reprise de l’économie, a été renforcé par le rebond de l’indice mesurant l’activité industrielle de la région de Philadelphie à 17,3 points en octobre contre 2,2 points en septembre, revenant à ses niveaux d’avant le passage de Katrina et Rita sur le golfe du Mexique. En revanche, les investisseurs ont été un peu déçus d’apprendre que la zone euro a enregistré un déficit commercial de 2,6 milliards EUR en août après un excédent de 7,9 milliards EUR en juillet, et que le gouvernement allemand a revu en baisse la croissance du PIB de 1,6 % à 1,2 % en 2006. Mais il n’en demeure pas moins que plusieurs opérateurs ont estimé devoir rééquilibrer leurs positions de change en faveur de l’euro en fin de journée, le négociant finalement à New York à 1,2015 $ contre 1,1995 $ la veille.
Orientation contrastée des Bourses
La Bourse américaine était en repli hier, après plusieurs résultats et prévisions d’entreprises jugés décevants. La publication de deux bons indicateurs économiques aux États-Unis et la baisse du pétrole ont été éclipsées par les perspectives troublantes de eBay, les pertes trimestrielles essuyées par Pfizer et Ford, ainsi que par le recul des bénéfices de McDonald’s et de SBC. L’annonce que les ventes des chaînes de magasins aux États-Unis pour les fêtes de fin d’année devraient progresser de 3 à 3,5 %, en novembre-décembre sur un an, est passée comme inaperçue.
Pourtant, les Bourses européennes se sont refait une santé hier, soutenues par la baisse des prix pétroliers et le coup d’arrêt donné à la hausse de l’euro. En outre, le relèvement par Morgan Stanley de son objectif de cours pour certaines sociétés européennes d’assurances et les commentaires positifs d’UBS sur le secteur ont aussi réjoui le marché.
À la Bourse de Beyrouth, Solidere a été diversement traitée hier au lendemain du rebond de ses titres. Les actions A ont reculé de 13,50 $ à 13,33 $, alors que les actions B ont progressé de 13,30 $ à 13,46 $.
Élie KAHWAGI
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Un coup d’arrêt a été donné hier à la hausse de l’euro sur les marchés des changes internationaux, face à un dollar profitant toujours des perspectives de relèvements des taux d’intérêt aux États-Unis. Ce mouvement est intervenu après que la monnaie unique eut peiné à remonter au-dessus du seuil de 1,20 $ en début de journée, ce qui a indiqué que la tendance est toujours favorable au billet vert. Celui-ci a été soutenu aussi par un optimisme croissant au sujet des perspectives pour l’économie américaine, alimenté par un net repli du pétrole brut et d’autres produits énergétiques raffinés. Les prix du pétrole, qui avaient bondi à des records historiques en septembre après le passage de l’ouragan Katrina aux États-Unis, ont en effet baissé depuis, alors que les stocks américains se renflouent et...