Né dans une famille alaouite dans le village de Hamra, près de Qardaha (Lattaquié), Ghazi Kanaan, 63 ans, a été, depuis les années 70, un compagnon de route du président syrien défunt Hafez el-Assad.
Ghazi Kanaan, qui s’est battu à la tête d’une unité militaire contre les forces israéliennes dans le Golan durant les années 70, a rapidement gravi les échelons militaires avant d’être nommé à la tête des renseignements de l’armée syrienne au Liban en 1982. Durant vingt ans, le général Kanaan a pratiquement « gouverné » le pays du Cèdre, devenant progressivement le passage obligé vers Damas, et une figure incontournable sur la scène politique libanaise, faiseur et défaiseur d’hommes et de responsables politiques à tous les niveaux. La nomination de Kanaan à la tête des SR syriens au Liban, durant la guerre, accroît fortement l’influence puis la domination syriennes sur le pays.
C’est notamment sous ses ordres que les milices libanaises alliées de la Syrie avaient fait pièce en 1983 à l’accord du 17 mai. C’est aussi lui qui joue un rôle central dans le jeu des alliances des milices chrétiennes dans les années 1980 alors que la guerre du Liban bat son plein. Parmi les « succès » qui lui sont également attribués, la défection du commandant des FL, Élie Hobeika, qui se range au côté de Damas, et, notamment, l’éviction du palais de Baabda du général Michel Aoun, le 13 octobre 1990.
« Faiseur de rois », comme on le surnommait, il avait directement contribué à la prorogation du mandat du président Élias Hraoui en 1995, et intervenait à tous les niveaux dans la vie politique, administrative et socio-économique du pays. Son nom est également resté lié à la loi électorale de l’an 2000, dont il a été le principal artisan, et dont l’iniquité sur laquelle elle débouche, côté représentation, a été dénoncée par toutes les parties, avant que cette loi ne soit reconduite pour les législatives de cette année.
Surnommé Abou Yaourob, du nom de son fils aîné, il contrôlait également tout l’appareil sécuritaire libanais, y compris les services de l’ex-directeur général de la Sûreté générale, Jamil Sayyed.
Ghazi Kanaan était marié et père de six enfants.
Né dans une famille alaouite dans le village de Hamra, près de Qardaha (Lattaquié), Ghazi Kanaan, 63 ans, a été, depuis les années 70, un compagnon de route du président syrien défunt Hafez el-Assad.
Ghazi Kanaan, qui s’est battu à la tête d’une unité militaire contre les forces israéliennes dans le Golan durant les années 70, a rapidement gravi les échelons militaires avant d’être nommé à la tête des renseignements de l’armée syrienne au Liban en 1982. Durant vingt ans, le général Kanaan a pratiquement « gouverné » le pays du Cèdre, devenant progressivement le passage obligé vers Damas, et une figure incontournable sur la scène politique libanaise, faiseur et défaiseur d’hommes et de responsables politiques à tous les niveaux. La nomination de Kanaan à la tête des SR syriens au Liban, durant la...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.