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Actualités - Opinion

Changes et Bourses L’euro sous pression avant et après les minutes de la Fed

L’euro a encore reculé hier face au dollar, avant et après la publication des minutes de la dernière réunion de la Réserve fédérale américaine (Fed), qui a confirmé sa vigilance face à l’inflation (voir par ailleurs). Et comme les craintes inflationnistes sont jusqu’à présent des facteurs de soutien au billet vert, dans la mesure où la vigilance de la Fed en termes d’inflation doit l’inciter à poursuivre le processus de relèvement de ses taux d’intérêt, il n’est guère surprenant que le dollar continue à être recherché. Avec un loyer du dollar qui pourrait atteindre 4,50 %, voire 4,75 %, au 1er trimestre 2006 selon les analystes, les capitaux placés aux États-Unis sont plus rentables qu’en zone euro, où les taux stagnent à 2 % depuis plus de deux ans déjà, et ce différentiel rend donc le dollar plus attrayant. Plus tôt dans la matinée, la monnaie unique s’était ressentie aussi des propos attribués au président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, qui a estimé que le taux de croissance de la zone euro pourrait diminuer dans les années qui viennent à cause du vieillissement démographique. Après cette déclaration, les cambistes commençaient à penser qu’une hausse des taux dans la zone euro est trop loin dans le temps. Cette perception selon laquelle la politique monétaire en zone euro est au point mort jusqu’à nouvel ordre ne tardait pas à souffrir du contraste avec les États-Unis, après la publication en soirée des minutes de la réunion de politique monétaire de la Fed du 20 septembre. Cela d’autant que les opérateurs venaient d’apprendre entre-temps que le déficit du commerce extérieur français s’est établi à 2,363 milliards EUR en août, après 2,537 milliards EUR en juillet, et à 15,083 milliards EUR pour les huit premiers mois de l’année contre 2,378 milliards EUR pendant la période correspondante de 2004. Il en est de même de la publication d’une enquête selon laquelle le baromètre mesurant la vitalité des PME-PMI françaises a perdu un point en septembre par rapport à août pour s’établir à 19 points et qui a également déçu les investisseurs. Eu égard à toutes ces considérations, la vigueur du billet vert se faisait sentir toute la journée d’hier face à l’euro qui s’est replié de 0,62 %, se négociant à New York à 1,1990 $ contre 1,2065 $ la veille. Volatilité des Bourses La Bourse américaine a évolué hier sur une note contrastée. Wall Street a été soutenue depuis l’ouverture par les bons résultats annoncés la veille après la clôture par Alcoa et Genentech, et par l’annonce d’une hausse de 0,2 % des ventes des chaînes de magasins aux États-Unis la semaine dernière. À l’inverse, le Nasdaq a creusé ses pertes, plombé notamment par des perspectives peu enthousiasmantes de certains grands fabricants de semi-conducteurs au 3e trimestre et d’une baisse de leurs carnets de commandes, comme Cisco, Yahoo, eBay... Les Bourses européennes ont terminé en hausse modérée hier, tirées par la progression de Total, BP et Royal Dutch-Shell, consécutivement à la montée des prix pétroliers. Un regain d’intérêt pour les valeurs bancaires a été relevé aussi après le relèvement par Goldman Sachs de sa prévision de bénéfices du Crédit Agricole en 2005 et 2006. Une étude positive de JPMorgan sur le secteur des assurances a également soutenu Munich Ré, Hannover Ré, Allianz, AXA… Comme la veille, la Bourse de Beyrouth était partagée entre la baisse des actions A de Solidere de 13,12 $ à 12,93 $, et la hausse de ses actions B de 13,02 $ à 13,06 $. Élie KAHWAGI

L’euro a encore reculé hier face au dollar, avant et après la publication des minutes de la dernière réunion de la Réserve fédérale américaine (Fed), qui a confirmé sa vigilance face à l’inflation (voir par ailleurs). Et comme les craintes inflationnistes sont jusqu’à présent des facteurs de soutien au billet vert, dans la mesure où la vigilance de la Fed en termes d’inflation doit l’inciter à poursuivre le processus de relèvement de ses taux d’intérêt, il n’est guère surprenant que le dollar continue à être recherché. Avec un loyer du dollar qui pourrait atteindre 4,50 %, voire 4,75 %, au 1er trimestre 2006 selon les analystes, les capitaux placés aux États-Unis sont plus rentables qu’en zone euro, où les taux stagnent à 2 % depuis plus de deux ans déjà, et ce différentiel rend donc le...