Dix jours après les attentats-suicide qui ont fait vingt morts dans l’île touristique de Bali, la police indonésienne a annoncé avoir arrêté un suspect, sans préciser si cet homme était directement impliqué dans les attaques. Il s’agit d’un ouvrier interpellé dimanche dans la ville de Jember et qui a été emmené à Bali pour y être interrogé, a précisé Sunarko Danu Ardanto, porte-parole de la police. « Cette arrestation a été faite dans le cadre de la législation antiterroriste, et la police dispose de sept jours de garde à vue pour l’interroger », a déclaré M. Ardanto. Selon le journal Indo Pos, le gardé à vue est soupçonné d’avoir partagé une chambre louée à Bali avec l’un des trois kamikazes. Au soir du 1er octobre, ces trois hommes se sont fait exploser dans les stations balnéaires balinaises de Jimbaran et de Kuta, faisant vingt morts et environ 150 blessés.
Le suspect a été interpellé dans l’est de Java, un bastion musulman, sur la base d’éléments fournis par des témoins. Bambang Kuncoro, un autre porte-parole de la police, a ajouté sans donner de détails que les enquêteurs ont saisi des papiers portant des inscriptions relatives à des bombes ainsi qu’un ordinateur.
Les enquêteurs rencontrent des difficultés à identifier les trois auteurs des attaques-suicide, même si des photos de leur tête relativement peu abîmée ont été diffusées : présumés indonésiens et âgés de 20 à 25 ans, ils feraient partie d’une « nouvelle génération » car ils n’ont pas été reconnus dans les milieux islamistes mêlés à de précédents attentats.
Ces développements interviennent alors que l’enquête avait jusque-là semblé patiner. Un des cerveaux présumés des attentats, Noordin Mohammed Top, aurait même échappé en fin de semaine dernière, dans la région de Solo, à un raid des policiers. Cet homme est activement recherché ainsi que son compagnon de fuite, Azahari Husin. Ces deux islamistes malaisiens experts en explosifs, soupçonnés d’être impliqués dans plusieurs actes terroristes en Indonésie, sont toujours parvenus à passer à travers les mailles des filets.
D’autre part, le ministre australien des Affaires étrangères, Alexander Downer, devait arriver hier soir à Bali. Il devrait faire pression pour que Djakarta interdise la Jamaah islamiyah, réseau islamiste d’Asie du Sud-Est considéré comme lié à el-Qaëda et soupçonné d’avoir fomenté les deux vagues d’attentats à Bali. Mais pour l’Indonésie, cette organisation « n’existe officiellement pas », l’expression « Jamaah islamiyah », qui signifie littéralement « communauté islamique », renvoyant à un concept sensible et difficilement critiquable pour le pouvoir.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Dix jours après les attentats-suicide qui ont fait vingt morts dans l’île touristique de Bali, la police indonésienne a annoncé avoir arrêté un suspect, sans préciser si cet homme était directement impliqué dans les attaques. Il s’agit d’un ouvrier interpellé dimanche dans la ville de Jember et qui a été emmené à Bali pour y être interrogé, a précisé Sunarko Danu Ardanto, porte-parole de la police. « Cette arrestation a été faite dans le cadre de la législation antiterroriste, et la police dispose de sept jours de garde à vue pour l’interroger », a déclaré M. Ardanto. Selon le journal Indo Pos, le gardé à vue est soupçonné d’avoir partagé une chambre louée à Bali avec l’un des trois kamikazes. Au soir du 1er octobre, ces trois hommes se sont fait exploser dans les stations balnéaires...