Des députés du Bloc de la libération et du développement ont défendu hier les positions prises dimanche par le président du Parlement, Nabih Berry, qui avait entre autres appelé le gouvernement à assumer ses responsabilités, notamment en matière de sécurité.
Le député Ali Hassan Khalil a indiqué que « les ministres du Hezbollah et de Amal boycotteront le gouvernement si la politique qu’il mène nécessite une telle mesure. Quand nous estimerons que ce gouvernement ne fait pas son devoir, nous prendrons une position claire », a-t-il dit.
Il a aussi souligné que « le fait que le Premier ministre, Fouad Siniora, n’ait pas répondu aux propos tenus par la secrétaire d’État américaine pousse à l’inquiétude. Cette inquiétude devrait être dissipée quand nous serons mis au courant du contenu des discussions tenues à New York », a-t-il ajouté, soulignant cependant qu’il fait confiance à M. Siniora.
M. Khalil a tenu ces propos lors d’un entretien à la LBCI où il a défendu la position adoptée par M. Berry. Se penchant sur les nominations, il a indiqué que « la série d’attentats qui sévit dans le pays nécessite un état d’alerte politique et gouvernemental, mais jusqu’à présent le gouvernement, qui est responsable de la sécurité, n’a pas procédé aux nominations de responsables à la tête des services de sécurité, c’est lui donc qui assume la responsabilité de ce retard ».
Revenant aux réunions tenues à New York, M. Khalil a souligné que « ce dossier aurait dû être discuté en détail en Conseil des ministres ».
Le député Ali Khreiss a, pour sa part, affirmé dans un communiqué défendant les propos tenus par le président du Parlement que « nous sommes désormais devant une crise de compréhension de toute position nationale ». « Le bloc de M. Berry n’a jamais été contre la réforme ou contre tout projet qui est au service du Liban », a-t-il dit, se demandant « où est passé le Conseil des ministres, et ses réunions qui devraient adopter des lois et trancher plusieurs dossiers, notamment celui des nominations, juridiques, sécuritaires et diplomatiques ». Il s’est également posé des questions sur « l’intérêt de mettre tout le pays en veilleuse, en attendant les résultats de la commission internationale d’enquête ».
Évoquant le dossier de la privatisation, M. Khreiss a indiqué que ce processus devrait commencer par des lois et décrets adoptés en Conseil des ministres et votés au Parlement.
La veille, une réunion de concertation entre les leaders du mouvement Amal et du Hezbollah s’était tenue à Aïn el-Tiné. Dans un communiqué, les personnalités présentes ont appelé « tous les partis politiques à l’ouverture et au dialogue, afin de parvenir à un discours national unifié mettant l’accent sur les constantes libanaises, notamment la préservation de l’unité nationale et de la résistance ainsi que le refus de toute intervention étrangère ».
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Le député Ali Hassan Khalil a indiqué que « les ministres du Hezbollah et de Amal boycotteront le gouvernement si la politique qu’il mène nécessite une telle mesure. Quand nous estimerons que ce gouvernement ne fait pas son devoir, nous prendrons une position claire », a-t-il dit.
Il a aussi souligné que « le fait que le Premier ministre, Fouad Siniora, n’ait pas répondu aux propos tenus par la secrétaire d’État américaine pousse à l’inquiétude. Cette inquiétude devrait être dissipée quand nous serons mis au courant du contenu des discussions...