Le Paris-SG, encore groggy après sa lourde défaite contre Saint-Étienne dimanche (3-0), doit vite réagir face à Lille, ce soir au Parc des Princes, lors de la 8e journée de L1 de football, s’il ne veut pas que s’installent les doutes qui commencent doucement à poindre.
Il n’y pas encore urgence. Le PSG est 4e, à 4 points du leader Lyon. « On est encore bien classé », rappelle Édouard Cissé. Mais cette légère marche en arrière entamée depuis la fin août (de la 1re à la 4e place), ponctuée par l’effondrement collectif à Geoffroy-Guichard, a de quoi inquiéter. La petite victoire face à Strasbourg (1-0) il y a dix jours avait semé des indices. Face à Saint-Étienne, la fébrilité entraperçue une semaine plus tôt a éclaté au grand jour. Un effondrement que le président du PSG, Pierre Blayau, a peu apprécié, selon une source proche du club.
Le PSG n’a pas fait grand-chose de bien sur ses dernières 180 minutes et a surtout démontré que les démons de la saison dernière, dont plus personne ne voulait entendre parler, n’étaient pas si loin que ça.
Les joueurs, comme contre Nice (1-2) lors de la 6e journée, ont été complètement absents après le premier but encaissé à Geoffroy-Guichard, sans réaction, inertes. « On a le même sentiment », a concédé l’entraîneur parisien Laurent Fournier sur le constat. Quant aux explications de ces « absences », le coach n’en a pas, mais a fait savoir aux intéressés le fond de sa pensée.
À la question : est-ce que certains n’ont pas encore intégré ce que cela impliquait de jouer au PSG ? Fournier a répondu : « J’espère qu’ils vont vite le comprendre… »
Même si les joueurs ont du mal à l’admettre, l’absence de Rothen, qui pèse énormément, peut-être trop tant l’équipe apparaît déstabilisée sans lui, n’est pas étrangère à ce coup de pompe.
Faux pas proscrit
« C’était un accident », a assuré Édouard Cissé à propos du match contre Saint-Étienne. Après Nice, cela en fait donc déjà deux.
Un troisième face à Lille ne serait toléré ni par Pierre Blayau, qui a bien fait comprendre que ce genre de faux pas était proscrit, ni par les supporteurs, qui ne pourraient admettre un autre « loupé » aussi tôt dans la saison.
Inévitablement, les joueurs se sont donc mis sous pression, qui plus est au Parc, et face à des Lillois en pleine confiance après leur 4-0 contre Nice.
Pour se remobiliser, les mots d’ordre sont clairs : oublier, et réagir.
« On va gagner mercredi et puis voilà ! Après la victoire contre Lille, on fera le bilan », se persuade Édouard Cissé.
Et comme pour trouver des motifs de satisfaction dans une semaine chargée, tous s’accordent enfin sur les vertus des matchs rapprochés.
« On va essayer de réagir mercredi. C’est bien qu’on joue trois jours après », explique Laurent Fournier. « C’est bien de jouer tout de suite », renchérit l’ex-Lillois Stéphane Pichot.
Un timing supposé idéal pour ne pas laisser le temps à l’équipe parisienne, que Kalou pourrait réintégrer aujourd’hui, de ruminer cette défaite et de replonger dans ses travers de la saison dernière.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le Paris-SG, encore groggy après sa lourde défaite contre Saint-Étienne dimanche (3-0), doit vite réagir face à Lille, ce soir au Parc des Princes, lors de la 8e journée de L1 de football, s’il ne veut pas que s’installent les doutes qui commencent doucement à poindre.
Il n’y pas encore urgence. Le PSG est 4e, à 4 points du leader Lyon. « On est encore bien classé », rappelle Édouard Cissé. Mais cette légère marche en arrière entamée depuis la fin août (de la 1re à la 4e place), ponctuée par l’effondrement collectif à Geoffroy-Guichard, a de quoi inquiéter. La petite victoire face à Strasbourg (1-0) il y a dix jours avait semé des indices. Face à Saint-Étienne, la fébrilité entraperçue une semaine plus tôt a éclaté au grand jour. Un effondrement que le président du PSG, Pierre Blayau, a peu...