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Actualités - Chronologie

Angela Merkel, la « gamine » sous-estimée

Moquée pour son manque de charisme, critiquée pour son autoritarisme, la conservatrice et sous-estimée Angela Merkel est en voie de devenir la première « chancelière » de l’histoire allemande. Cette physicienne de 51 ans, naguère surnommée « la gamine » par Helmut Kohl, a attendu 1990 pour pousser la porte de la CDU. Mais quinze ans lui ont suffi pour prétendre à la succession de Gerhard Schröder, sans même s’appuyer sur un bastion régional. « Personne, dans l’Allemagne de l’après-guerre, n’a progressé aussi vite et n’est allé aussi loin en surgissant de nulle part », commente son biographe Gerd Langguth. Avant de se présenter devant les électeurs, Angela Merkel a dû s’imposer aux commandes de la droite chrétienne malgré des caractéristiques – femme, protestante et issue d’Allemagne de l’Est – qui la rendent triplement atypique. Habilement, elle s’est appuyée sur ses origines « ossies » pour sortir du lot, mais a pris soin, par la suite, de multiplier les contacts à l’Ouest, de soigner sa connaissance des dossiers et de s’afficher comme la candidate « de tous les Allemands ». Alors qu’elle souhaitait être professeur de physique et de russe, elle a été interdite d’enseignement à cause de ses liens avec l’Église, élément qui joue en sa faveur lorsqu’elle rejoint la CDU, juste avant la réunification. Remarquée par Helmut Kohl, il la prend sous son aile et la nomme à la tête du ministère de la Condition féminine et de la Jeunesse, puis de l’Environnement. Depuis, Angela Merkel, sans enfant, a adouci son apparence, mais reste avare de confidences et n’apparaît que très rarement avec son deuxième mari, le chimiste Joachim Sauer. Tout juste a-t-elle confessé un léger faible pour deux acteurs américains : Dustin Hoffman et Ronald Reagan, « outsider politique » passé des séries B à la Maison-Blanche.
Moquée pour son manque de charisme, critiquée pour son autoritarisme, la conservatrice et sous-estimée Angela Merkel est en voie de devenir la première « chancelière » de l’histoire allemande. Cette physicienne de 51 ans, naguère surnommée « la gamine » par Helmut Kohl, a attendu 1990 pour pousser la porte de la CDU. Mais quinze ans lui ont suffi pour prétendre à la succession de Gerhard Schröder, sans même s’appuyer sur un bastion régional. « Personne, dans l’Allemagne de l’après-guerre, n’a progressé aussi vite et n’est allé aussi loin en surgissant de nulle part », commente son biographe Gerd Langguth.
Avant de se présenter devant les électeurs, Angela Merkel a dû s’imposer aux commandes de la droite chrétienne malgré des caractéristiques – femme, protestante et issue d’Allemagne de...