Le 34e Festival d’automne à Paris, qui s’est ouvert hier mercredi avec une exposition et des performances du Brésilien Marepe au Centre Georges-Pompidou, célèbre largement l’année du Brésil.
«Notre programme a pour ambition de témoigner de la vitalité de la scène artistique contemporaine de ce pays, et l’idée maîtresse a été de susciter la création d’œuvres plastiques et de spectacles conçus spécialement pour Paris», commente le directeur de la manifestation, Alain Crombecque.
Des commandes ont ainsi été passées à Marepe et également aux plasticiens Tunga, Dias et Riedweg, Rosangela Renno, Artur Barrio, qui exposeront dans six lieux différents de la capitale.
Marepe, contraction des noms et prénom de Marcos Reis Peixoto (né en 1970 à Bahia), se sert d’objets simples provenant de son environnement culturel et appartenant aux traditions et rituels quotidiens du nord-est du Brésil.
On pourra goûter trois spectacles théâtraux d’Enrico Diaz, deux à la Cité internationale (7-25 octobre et 29 novembre-6 décembre) et un au Théâtre 71 de Malakoff (14-16 octobre), une chorégraphie de Bruno Beltrao (Centre Pompidou, 30 novembre-4 décembre) et une réalisation de Lia Rodriguez, à la croisée des arts de la danse, des arts plastiques et de la performance (Centre national de la danse à Pantin, 3-12 novembre).
Un coup de chapeau à la samba sera rendu, avec un spectacle musical de Claudio Segovia, Brasil Brasileiro, au Châtelet (21 au 25 décembre). Un colloque sur «Brésil, la montée des paradoxes» au Centre Pompidou (28-29 octobre), une «Nuit des couleurs du Brésil» avec des projections de films de Carmen Miranda, de comédies musicales brésiliennes, de rituels candomblés à la Cinémathèque française (5 décembre) complètent cette affiche brésilienne qui permettra la venue à Paris d’une centaine d’artistes brésiliens.
Vitalité de la création
Cette édition 2005 du Festival d’automne à Paris témoigne aussi en théâtre, en danse et en musique de la vitalité de la création, en majorité occidentale, avec l’invitation d’artistes familiers de la manifestation et de nouveaux noms.
On retrouve des pièces de compositeurs comme l’Allemand Helmut Lachenmann, l’Italien Salvatore Sciarrino et les Américains Steve Reich et Frank Zappa, des metteurs en scène comme les Français François Tanguy, Julie Brochen et Gilberte Tsaï, le Canadien Robert Lepage, l’Allemand Matthias Langhoff, ainsi que des chorégraphes comme la Française Mathilde Monnier (avec deux programmes), le Japonais Saburo Teshigawara.
Une place importante est faite aussi au collectif d’acteurs doublés de musiciens flamands «tg STAN» qui, à chaque représentation, remet en question et en jeu la vie du texte qu’il interprète et son rapport au public. Il sera accueilli au Théâtre de la Bastille du 4 novembre au 21 décembre avec cinq spectacles: Impromptus, My Dinner with Andre, Imensa, L’Avantage du doute et Voir et voir.
Parmi les découvertes figurent des propositions des compositeurs Hanspeter Kyburz, Jérôme Combier, Hans Thomala et Liza Lim, ainsi que des chorégraphes Julia Cima, Julie Nioche et Raimund Hoghe.
On sera enfin entre fiction et réalité avec l’exposition d’images et d’installations de la photographe et vidéaste israélienne Michal Rovner, avec un accompagnement musical de l’Allemand Heiner Goebbels, au Jeu de Paume (4 octobre-8 janvier).
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