PÉTROLE
La hausse du brut représente un danger économique,
selon les banques centrales
le 13 septembre 2005 à 00h00
La hausse du pétrole met en danger l’économie mondiale, qui a pour l’instant échappé au pire, ont mis en garde dimanche les banquiers centraux réunis en Suisse.
Le passage de l’ouragan Katrina aux États-Unis a fait monter les prix du baril à un record de 70 dollars, avant de retomber à 64 dollars la semaine dernière.
Cette situation a accentué le caractère d’urgence de la réunion des banques centrales, alors que le G7, le FMI et la Banque mondiale doivent se réunir ce mois-ci pour essayer de trouver une solution à la montée des prix du brut.
En un an, le cours du baril a augmenté de 60 %, principalement en raison de la forte demande émanant de la Chine et d’autres pays en forte croissance.
La surprenante résistance de l’économie mondiale a satisfait les représentants des banques centrales, mais ils se sont déclarés inquiets. « L’économie mondiale fonctionne bien pour l’instant, mais nous devons nous pencher sur les facteurs de risque qui existent », a déclaré le gouverneur de la Banque centrale du Japon, Toshihiko Fukui.
Parallèlement, les prix élevés du pétrole vont clairement affecter la croissance mondiale et l’inflation, a déclaré hier à Bâle Jean-Claude Trichet, porte-parole des banquiers centraux du G10 et président de la BCE.
M. Trichet a souligné « qu’il n’y a absolument aucun doute que, toutes choses étant égales, le prix élevé du pétrole aura un effet mathématique sur l’économie globale, il va entraîner une croissance plus lente et une inflation plus élevée, c’est de l’arithmétique pure ».
M. Trichet a cependant ajouté que l’économie globale reste « assez dynamique » pour l’instant.
« Au niveau global, nous observons toujours une croissance économique assez dynamique », a-t-il dit.
Selon lui, la hausse des prix pétroliers est induite en premier lieu par la forte demande plutôt que par des restrictions de livraison, et cette forte demande est le signe d’une croissance économique robuste.
L’ouragan Katrina devrait avoir un impact sur la croissance du 3e trimestre, mais celle-ci devrait rebondir au 4e trimestre, a-t-il encore indiqué.
La hausse du pétrole met en danger l’économie mondiale, qui a pour l’instant échappé au pire, ont mis en garde dimanche les banquiers centraux réunis en Suisse.
Le passage de l’ouragan Katrina aux États-Unis a fait monter les prix du baril à un record de 70 dollars, avant de retomber à 64 dollars la semaine dernière.
Cette situation a accentué le caractère d’urgence de la réunion des banques centrales, alors que le G7, le FMI et la Banque mondiale doivent se réunir ce mois-ci pour essayer de trouver une solution à la montée des prix du brut.
En un an, le cours du baril a augmenté de 60 %, principalement en raison de la forte demande émanant de la Chine et d’autres pays en forte croissance.
La surprenante résistance de l’économie mondiale a satisfait les représentants des banques centrales, mais ils...
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