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AUTOMOBILES Les Chinois en vedette au Salon de l’auto de Francfort

Le Salon automobile de Francfort, qui ouvre ses portes aujourd’hui, se voudrait la vitrine des grosses berlines allemandes, mais cette année ce seront des voitures chinoises à des prix défiant toute concurrence qui tiendront la vedette. Avec des réseaux commerciaux encore à l’état embryonnaire en Europe, les constructeurs chinois ne présenteront qu’une poignée de voitures au plus grand Salon automobile du monde. Mais leur seule présence vient souligner les pressions concurrentielles dans un secteur qui souffre toujours de surcapacités chroniques. « Ce ne sont plus seulement les Coréens et les Japonais, une nouvelle vague arrive. Cela devient de plus en plus difficile pour les constructeurs européens », note Sabine Bluemel, analyste qui suit le secteur automobile pour Banca IMI à Londres. Le 4x4 Landwind, assemblé par une filiale de Jiangling Motors Group, s’annonce comme l’attraction numéro un du salon. Vendu à environ 17 000 euros – moitié moins que son concurrent le plus proche –, ce tout-terrain sans fioritures a établi en juillet une tête de pont pour les voitures chinoises en Europe. Geely Automotive présentera aussi une série de modèles, et la berline Zhonghua construite par Brilliance China Automotive Holdings – partenaire chinois de BMW – pourra être admirée par le public allemand avant sa commercialisation prévue en fin d’année. « Les Chinois vont probablement attaquer le marché par les prix », déclarait Luca De Meo, un haut responsable de Fiat, à Reuters cette semaine. « Mais je demande vraiment à voir comment ils vont passer du prix au produit. Il nous faut faire monter Fiat d’un cran sur le marché car la lutte en dessous se passera à couteaux tirés ». Une nouvelle guerre des prix serait catastrophique pour les constructeurs occidentaux, dont les marges se ressentent déjà de la morosité du marché et de l’envolée des coûts des matières premières. Les ventes de voitures se sont redressées dans la plupart des marchés européens en août, mais la situation reste difficile aux États-Unis où les grands constructeurs sont prisonniers de leur politique de rabais. General Motors et Ford seront présents à Francfort, mais n’auront probablement pas grand-chose de neuf à dire sur leurs efforts pour réduire leurs coûts salariaux en Amérique du Nord. Les grands constructeurs européens comme Volkswagen sont confrontés au même problème. Le patron du groupe allemand, Bernd Pischetsrieder, a été jusqu’à dire le mois dernier qu’il ne donnait pas cher de l’avenir des usines européennes qui ne peuvent gagner de l’argent sur leurs exportations en Asie ou en Amérique latine, même avec un dollar durablement faible. Cette tendance prévisible amène même les plus sceptiques, comme BMW, à s’intéresser aux technologies de motorisation hybride, qui permettent à un même véhicule d’alterner consommation d’essence et alimentation électrique.
Le Salon automobile de Francfort, qui ouvre ses portes aujourd’hui, se voudrait la vitrine des grosses berlines allemandes, mais cette année ce seront des voitures chinoises à des prix défiant toute concurrence qui tiendront la vedette.
Avec des réseaux commerciaux encore à l’état embryonnaire en Europe, les constructeurs chinois ne présenteront qu’une poignée de voitures au plus grand Salon automobile du monde. Mais leur seule présence vient souligner les pressions concurrentielles dans un secteur qui souffre toujours de surcapacités chroniques.
« Ce ne sont plus seulement les Coréens et les Japonais, une nouvelle vague arrive. Cela devient de plus en plus difficile pour les constructeurs européens », note Sabine Bluemel, analyste qui suit le secteur automobile pour Banca IMI à Londres.
Le 4x4 Landwind, assemblé...