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Washington et Paris envisagent de nouvelles sanctions contre la Syrie

Le Liban sera au centre des entretiens que la délégation des États-Unis au Palais de Verre aura avec les autres délégations à partir de la semaine prochaine, assure une source diplomatique occidentale à Beyrouth, citée par notre correspondant Khalil Fleyhane. C’est la secrétaire d’État, Condoleezza Rice, qui conduira ces entretiens. De quoi sera-t-il question ? Ce ne sont pas les sujets qui manquent, notent les observateurs qui classent les thèmes éventuels d’entretiens sous trois chapitres : la résolution 1595 et les résultats du rapport Mehlis ; la résolution 1559, dont les deux dernières clauses restent sans exécution ; le suivi de la rencontre de Paris du 13 juin au cours de laquelle les États-Unis et la France ont lancé l’idée d’un congrès international d’aide au Liban, qui se tiendrait, en principe et sauf contre-ordre, début novembre. Certes, le président Chirac ne se rendra pas personnellement à New York, souligne la source citée, mais cela ne signifie pas que les contacts entre Washington et Paris soient coupés, bien au contraire. Ces contacts suivis, auxquels est associé Terjé Roed-Larsen, portent notamment sur le texte d’un nouveau projet de résolution et de nouvelles sanctions qui seraient prises contre la Syrie, au cas où l’enquête prouve son implication dans l’assassinat de Rafic Hariri. Et la source diplomatique de regretter que le Liban ne soit pas associé à ces réunions, en raison de la décision prise par Washington de refuser de rencontrer le président Lahoud au cas où il décide de se rendre coûte que coûte à New York, lundi, comme prévu. Au demeurant, la source a confirmé que les États-Unis n’ont pas inscrit le président Lahoud sur la liste des invités à la réception annuelle que le président Bush offre en l’honneur des chefs de délégation qui assistent à l’Assemblée générale ordinaire de l’ONU, alors que l’ambassadeur US Jeffrey Feltman y a invité le Premier ministre, Fouad Siniora, quelques heures avant la réunion du dernier Conseil des ministres. C’est du reste la raison pour laquelle M. Siniora avait conseillé au chef de l’État de ne pas se rendre à New York, affirmant qu’il ne s’y rendra pas lui-même si le chef de l’État persiste à effectuer le voyage. Mais cette façon de faire de Washington a été contestée par la source diplomatique précitée, qui a critiqué la volonté américaine d’afficher ses préférences, et d’ébranler la cohabitation et la solidarité entre MM. Lahoud et Siniora.

Le Liban sera au centre des entretiens que la délégation des États-Unis au Palais de Verre aura avec les autres délégations à partir de la semaine prochaine, assure une source diplomatique occidentale à Beyrouth, citée par notre correspondant Khalil Fleyhane. C’est la secrétaire d’État, Condoleezza Rice, qui conduira ces entretiens.
De quoi sera-t-il question ? Ce ne sont pas les sujets qui manquent, notent les observateurs qui classent les thèmes éventuels d’entretiens sous trois chapitres : la résolution 1595 et les résultats du rapport Mehlis ; la résolution 1559, dont les deux dernières clauses restent sans exécution ; le suivi de la rencontre de Paris du 13 juin au cours de laquelle les États-Unis et la France ont lancé l’idée d’un congrès international d’aide au Liban, qui se tiendrait, en...