Le président algérien Abdel Aziz Bouteflika a reconnu hier que l’État algérien avait commis des fautes envers les enfants et les familles des harkis après l’indépendance de l’Algérie en 1962. « Nous avons eu une position nationale claire à leur encontre (les harkis), mais nous n’avons pas agi avec sagesse ni maturité vis-à-vis de leurs enfants et de leurs familles », a affirmé M. Bouteflika dans un discours à Oran. « Nous avons mêlé leurs enfants et leurs familles aux haines que nous avions pour les harkis, ce qui a causé des dommages au pays. Une grande partie de la crise nationale vient de cette faute grave que nous avions commise après l’indépendance », a reconnu le président Bouteflika. Les harkis sont des Algériens engagés par l’armée française comme supplétifs au cours de la guerre d’Algérie (1954-1962). Devenus français après l’indépendance, ils forment une communauté de quelque 400 000 personnes en France. Les courants islamistes et nationalistes s’opposent à leur retour en Algérie ainsi qu’à celui de leurs femmes et de leurs enfants, même pour des vacances.
Par ailleurs, M. Bouteflika a appelé les Algériens réfugiés à l’étranger à rentrer au pays dans le cadre de sa politique de réconciliation nationale. « S’ils veulent rentrer dans leur pays, je serai le plus heureux des hommes; que le peuple algérien les accueille avec le lait et les dattes », signe d’hospitalité en Algérie et au Maghreb, a affirmé M. Bouteflika. Il a précisé que son appel s’adressait à ceux qui sont « à l’étranger, condamnés par contumace, qui n’ont pas commis d’actes de violence, n’ont pas participé à des actes de violence », mais que « des idées politiques ont conduits en Europe et en Amérique ». Le président Bouteflika a également réitéré son rejet d’une « amnistie générale », appelant les Algériens à pardonner à « ceux qui se sont trompés de chemin » et veulent se repentir et déposer les armes.
Le président algérien Abdel Aziz Bouteflika a reconnu hier que l’État algérien avait commis des fautes envers les enfants et les familles des harkis après l’indépendance de l’Algérie en 1962. « Nous avons eu une position nationale claire à leur encontre (les harkis), mais nous n’avons pas agi avec sagesse ni maturité vis-à-vis de leurs enfants et de leurs familles », a affirmé M. Bouteflika dans un discours à Oran. « Nous avons mêlé leurs enfants et leurs familles aux haines que nous avions pour les harkis, ce qui a causé des dommages au pays. Une grande partie de la crise nationale vient de cette faute grave que nous avions commise après l’indépendance », a reconnu le président Bouteflika. Les harkis sont des Algériens engagés par l’armée française comme supplétifs au cours de la guerre...
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