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Angleterre : Sven-Goran Eriksson soumis à examen(photo)

Disposant d’un ensemble de talents sans équivalent ou presque, Sven-Goran Eriksson, le sélectionneur de l’Angleterre, n’a pas encore convaincu par ses choix, et ses décisions avant les quatre prochains matches de qualification au Mondial 2006 seront scrutées de près. La dernière sortie anglaise n’a pas aidé à restaurer la réputation déjà écornée du Suédois. À la mi-août, l’Angleterre a subi une retentissante déroute au Danemark (1-4) en amical, qui a permis à la presse anglaise de s’acharner sur l’une de ses cibles préférées. Eriksson a été montré du doigt pour les changements apportés à la pause (0-0), mais aussi pour son désintérêt pour les matches amicaux. Inébranlable dans ses certitudes tactiques, il n’a jamais usé de ses rencontres pour tester des formules différentes. Étrangement, contraint par les événements, le Suédois va devoir se laisser aller à ces expérimentations face au pays de Galles, samedi, pour le premier de ces quatre rendez-vous décisifs. Le pays de Galles, la dernière nation à avoir fait subir aussi lourd affront aux Anglais... en 1980 (1-4). Eriksson, 57 ans, premier sélectionneur étranger de l’Angleterre, arrivé en poste en janvier 2001, exaspère par sa confiance inébranlable en des joueurs souvent questionnés sur leur forme ou leur positionnement, au premier rang desquels son capitaine David Beckham. Innovateur Il suscite aussi la méfiance sur sa capacité à résoudre l’équation du milieu de terrain. La cohabitation entre Beckham, Steven Gerrard, Franck Lampard – trois figures incontestées pour lui – et, pour l’heure, Joe Cole, soit autant de joueurs à vocation très offensive, reste instable. La nécessité de placer un véritable pivot défensif au milieu de terrain apparaît à beaucoup évidente. Mais aucun nom ne s’imposant, Eriksson se satisfait d’aligner les meilleurs joueurs, à défaut de former la meilleure équipe. Au pays de Galles, l’ancien entraîneur, entre autres, de Benfica, l’AS Rome et la Lazio Rome, va cependant devoir délaisser son conservatisme facile. Michael Owen, un autre des joueurs qu’il a en tout temps défendu et aidé à convaincre de venir à Newcastle, est suspendu. Alors que la défense doit déjà être remaniée – John Terry et Gary Neville, blessés, devant être remplacés respectivement par Jamie Carragher et le méconnu Luke Young –, Eriksson devrait donc abandonner son traditionnel 4-4-2 pour un 4-5-1 innovateur mais risqué sur un tel match. Impatient Après une discussion avec les trois incontournables du milieu – ce qui a alimenté l’idée qu’il aurait perdu la main –, Eriksson a décidé de tester un système avec Wayne Rooney seul devant, Cole et Shaun Wright-Phillips sur les côtés et, enfin, plus étrange, Beckham en vrai milieu défensif, avec Lampard à sa gauche et Gerrard à sa droite. Deuxième à deux points de la Pologne et bien placée pour au pire figurer parmi les deux meilleurs deuxièmes directement qualifiés pour le Mondial, l’Angleterre n’a pas trop à s’inquiéter. Mais un échec à Cardiff ou, mercredi, en Irlande du Nord pourrait accroître la pression sur son sélectionneur.

Disposant d’un ensemble de talents sans équivalent ou presque, Sven-Goran Eriksson, le sélectionneur de l’Angleterre, n’a pas encore convaincu par ses choix, et ses décisions avant les quatre prochains matches de qualification au Mondial 2006 seront scrutées de près.
La dernière sortie anglaise n’a pas aidé à restaurer la réputation déjà écornée du Suédois. À la mi-août, l’Angleterre a subi une retentissante déroute au Danemark (1-4) en amical, qui a permis à la presse anglaise de s’acharner sur l’une de ses cibles préférées.
Eriksson a été montré du doigt pour les changements apportés à la pause (0-0), mais aussi pour son désintérêt pour les matches amicaux. Inébranlable dans ses certitudes tactiques, il n’a jamais usé de ses rencontres pour tester des formules...