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De nombreux détenus de nouveau en grève de la faim à Guantanamo

Au moins 210 détenus de Guantanamo, selon des avocats, et 76 détenus, selon les militaires américains, sont en grève de la faim depuis jeudi pour protester contre leur détention illimitée, apparemment engagés dans un bras de fer désespéré depuis plus d’un mois. Le 21 juillet, les militaires de la base navale avaient déjà été forcés de reconnaître qu’une cinquantaine de détenus avaient cessé de s’alimenter, après les révélations du Centre pour les droits constitutionnels (CCR) dont les avocats défendent plusieurs dizaines de détenus. Un porte-parole avait précisé que les grévistes étaient traités avec des perfusions et par voie orale afin de s’assurer qu’ils étaient suffisamment hydratés. Le CCR dénonce la réticence du Pentagone à autoriser leurs avocats à rencontrer ces détenus et le silence obstiné du ministère américain de la Défense sur les grèves de la faim. Actuellement, quelque 505 détenus, de 36 nationalités, sont toujours incarcérés sur la base. Et le Pentagone ne se cache plus de vouloir transférer un maximum d’entre eux vers leurs pays d’origine pour que ces derniers partagent le « fardeau ». Seuls douze détenus ont été retenus pour être jugés devant un tribunal militaire d’exception, une procédure mise au point par le Pentagone expressément pour les juger, et qui est dénoncée comme inique par de nombreux juristes et avocats militaires. Sur ces douze, seuls quatre sont inculpés à ce jour. Les procès des deux premiers, le Yéménite Salim Ahmed Hamdan, ancien chauffeur d’Oussama Ben Laden, et le « taliban australien » David Hicks, pourraient commencer dès fin septembre.

Au moins 210 détenus de Guantanamo, selon des avocats, et 76 détenus, selon les militaires américains, sont en grève de la faim depuis jeudi pour protester contre leur détention illimitée, apparemment engagés dans un bras de fer désespéré depuis plus d’un mois. Le 21 juillet, les militaires de la base navale avaient déjà été forcés de reconnaître qu’une cinquantaine de détenus avaient cessé de s’alimenter, après les révélations du Centre pour les droits constitutionnels (CCR) dont les avocats défendent plusieurs dizaines de détenus. Un porte-parole avait précisé que les grévistes étaient traités avec des perfusions et par voie orale afin de s’assurer qu’ils étaient suffisamment hydratés. Le CCR dénonce la réticence du Pentagone à autoriser leurs avocats à rencontrer ces détenus et le silence...