Erwann Menthéour, ex-coureur et auteur d’un livre sur le dopage dans le cyclisme, n’est pas surpris de l’accusation portée contre l’Américain Lance Armstrong, estimant impossible de gagner le Tour en roulant « à l’eau claire ».
« Je ne crois pas aux derniers vainqueurs du Tour de France. J’irai même plus loin : depuis 20 ans, je ne pense pas qu’un seul coureur qui a terminé sur le podium d’un grand Tour l’ait fait à l’eau claire », a déclaré à l’AFP l’ancien coureur, le premier à avoir été convaincu de dopage à l’erythropoïtéine (EPO) en mars 1996, lors d’un Paris-Nice.
« Depuis le Tour 1998, celui de l’affaire Festina et du dopage institutionnalisé, la moyenne du vainqueur du Tour de France n’a jamais cessé d’augmenter, ça veut bien dire quelque chose, non ? » a-t-il souligné, estimant qu’ « on ne peut jouer les premiers rôles en buvant du Banga et en mangeant du cake ».
Le Breton, professionnel durant quatre ans (1993-1997) et dont le livre Secret-défonce, publié à la fin de sa carrière, dénonçait les mœurs du peloton, a cependant ajouté qu’Armstrong, à ses yeux, restait un « champion d’exception ».
« Je ne permettrai jamais de dire que Lance Armstrong n’est pas un champion. Armstrong était même un champion d’exception. (...) Il ne faut pas lui jeter l’opprobre, le faire passer pour un tricheur et je ne le juge d’ailleurs pas en tant que tel, je le juge parce qu’il s’est toujours borné à dire que le dopage était un mythe, une invention », ajoute-t-il. « Je ne suis pas inquiet pour lui, il va rebondir. (...) Il va rentrer en politique et dans cinq ans, il sera peut-être gouverneur du Texas. Et dans vingt ans, président des États-Unis, qui sait ? Ce qui me gêne, c’est pour les malades du cancer, il était leur figure emblématique, je trouve ça triste », a conclu l’ancien cycliste, aujourd’hui reconverti dans la chanson.
Erwann Menthéour, ex-coureur et auteur d’un livre sur le dopage dans le cyclisme, n’est pas surpris de l’accusation portée contre l’Américain Lance Armstrong, estimant impossible de gagner le Tour en roulant « à l’eau claire ».
« Je ne crois pas aux derniers vainqueurs du Tour de France. J’irai même plus loin : depuis 20 ans, je ne pense pas qu’un seul coureur qui a terminé sur le podium d’un grand Tour l’ait fait à l’eau claire », a déclaré à l’AFP l’ancien coureur, le premier à avoir été convaincu de dopage à l’erythropoïtéine (EPO) en mars 1996, lors d’un Paris-Nice.
« Depuis le Tour 1998, celui de l’affaire Festina et du dopage institutionnalisé, la moyenne du vainqueur du Tour de France n’a jamais cessé d’augmenter, ça veut bien dire quelque chose, non ? » a-t-il...
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