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Actualités - Opinion

Changes et Bourses L’euro stable, incapable de profiter de bons indicateurs européens

L’euro a évolué dans d’étroites limites autour des ses derniers niveaux de la veille face au dollar sur les marchés des changes internationaux, préservant ses gains du début de la semaine mais ne parvenant pas à les accentuer à la faveur de bons indicateurs publiés hier en Allemagne et en France. La monnaie unique n’a pas réussi donc à profiter de la hausse de l’indice ZEW, qui compile les prévisions de conjoncture du secteur financier en Allemagne, de 37 points en juillet à 50 points en août, soit son plus haut niveau depuis avril 2004, alors qu’on tablait sur une hausse beaucoup plus faible à 38 points. Il en est de même de l’annonce, par l’Office fédéral des statistiques, que le déficit public de l’Allemagne a reculé à 3,6 % du PIB à l’issue du 1er semestre 2005, contre 4 % pendant la période correspondante de 2004, et qui est passée comme inaperçue. Les opérateurs se sont montrés également insensibles aux nouvelles selon lesquelles la balance française des transactions courantes a enregistré un déficit de 561 millions EUR en juin, en nette amélioration par rapport aux 2,5 milliards EUR en mai et aux 3,2 milliards EUR en avril. Tous ces indicateurs favorables n’ont donc pas eu le potentiel de soutenir un euro pris dans des marges étroites depuis la matinée, car ils ne contenaient pas le moindre espoir d’inciter la Banque centrale européenne à relever son principal taux directeur à plus de 2 % d’ici à la fin de l’année. En revanche, le dollar continuait de profiter des perspectives de hausse de son loyer par la Fed de 3,50 % actuellement à 4,25 % pendant la même période, au vu des pressions inflationnistes qui planent sur l’économie américaine. Cela étant, les opérateurs ont ignoré l’annonce hier par le Groupement national des agents immobiliers aux États-Unis (NAR) que les reventes de logements ont reculé de 2,6 % en juillet contre une hausse de 2,7 % en juin, et n’ont guère cherché à répercuter cet indice sur le dollar. En effet, l’euro est resté coincé dans d’étroites marges, se négociant finalement à New York autour de 1,2230 $ contre 1,2225 $ la veille. Vulnérabilité des Bourses La Bourse américaine est passée dans le rouge hier à la suite de chiffres décevants sur les reventes de logements aux États-Unis. L’annonce, par le Conseil international des centres commerciaux, que les ventes des chaînes américaines de magasins ont reculé de 0,3 % la semaine dernière par rapport à la précédente a également pesé sur la tendance. Côté entreprises, le secteur de l’aviation a pâti de la décision de l’agence de notation S&P d’abaisser encore la note de la dette de Northwest Airlines. Par rapport aux bancaires, il en est de même de l’annonce par Citigoup du départ de la présidente de sa division consommateurs, Marjorie Magner. Les Bourses européennes ont terminé en baisse hier, affectées par l’évolution négative de Wall Street. En outre, des prises de bénéfices sur les pétrolières (Total, Royal Dutch Shell, BP…), à la veille de la publication des stocks américains de la semaine dernière, ont également pesé sur la tendance. À la Bourse de Beyrouth, les actions A et B de Solidere sont retombées de 11,95 $ à 11,52 $, et de 12,04 $ à 11,44 $ respectivement. Élie KAHWAGI


L’euro a évolué dans d’étroites limites autour des ses derniers niveaux de la veille face au dollar sur les marchés des changes internationaux, préservant ses gains du début de la semaine mais ne parvenant pas à les accentuer à la faveur de bons indicateurs publiés hier en Allemagne et en France. La monnaie unique n’a pas réussi donc à profiter de la hausse de l’indice ZEW, qui compile les prévisions de conjoncture du secteur financier en Allemagne, de 37 points en juillet à 50 points en août, soit son plus haut niveau depuis avril 2004, alors qu’on tablait sur une hausse beaucoup plus faible à 38 points. Il en est de même de l’annonce, par l’Office fédéral des statistiques, que le déficit public de l’Allemagne a reculé à 3,6 % du PIB à l’issue du 1er semestre 2005, contre 4 % pendant la...