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Actualités - Chronologie

Création Les mosaïques de Wassim Kays, entre courbes et regards… (Photo)

Des yeux bleus pétillants, le verbe truculent et une désinvolture non feinte, Wassim Kays avoue sans ambages être obsédé par les femmes. «La femme est ce qui occupe le cerveau de tous les hommes. Ceux qui vous diront le contraire sont des menteurs.» Voilà qui est clair et net. Comme les tableaux, tables et guéridons en mosaïque qu’il élabore depuis tout juste cinq mois. Eh oui, le talent n’attend pas le nombre des années! Ce graphiste-maquettiste de profession, installé depuis vingt-huit ans dans une profession confortable, s’est lancé avec passion dans la mosaïque un peu par hasard. «En avril dernier, une amie qui travaille la mosaïque et le vitrail m’a fait remarquer, en regardant un tableau que j’avais peint – la peinture a toujours été mon violon d’Ingres –, que mon dessin pourrait facilement être transcrit en mosaïque. J’ai eu envie de m’y essayer. Elle m’en a expliqué les rudiments, puis est partie en voyage. À son retour, un mois et demi plus tard, j’avais déjà réalisé vingt-cinq petits tableaux.» De petites pièces carrées pour commencer, au graphisme tout en courbes (féminines évidemment!) et à la palette de couleur terre: déclinaison d’ocre, de sable, de jaune et de vert. Il passe ensuite à des pièces plus grandes, rectangulaires ou longitudinales et, au lieu de les encadrer, il leur conçoit des supports en bois ou en fer pour en faire des tables, basses ou volantes, d’intérieur ou de jardin… Le voilà pris au jeu. Il aménage un coin atelier dans le bureau de graphisme et d’architecture qu’il partage avec sa femme, près de l’hôtel Le Bristol à Beyrouth pour se livrer tranquillement à sa nouvelle occupation. Découpage des dalles de céramique pour en faire des tesselles qu’il colle ensuite sur du bois et dont il comble les creux avec du ciment mélangé à des pigments de couleurs… Ce «manuel» qui ne fait pas de schémas préparatoires, mais s’amuse à suivre son inspiration spontanée, affirme commencer toujours son tableau soit par un œil, soit par une courbe (ce qui, au demeurant en mosaïque, nécessite un certain doigté, pour que la plaque de céramique ne s’effrite pas au mauvais endroit). Pourquoi l’œil? «Parce que tout passe par le regard», assure M. Kays, en vous gratifiant d’un regard entendu. Ironique, sarcastique, cynique, triste ou enjôleur, l’œil en tesselles de Wassim Kays… vous saute aux yeux. C’est ce que l’on aperçoit en premier dans l’enchevêtrement des formes et des motifs qui composent ses tableaux en mosaïque. Des fresques modernes qui s’amusent à révéler puis à dérober, suivant l’angle du regard (on y revient toujours!) des visages et des silhouettes tout en courbes. Lesquelles dessinent des nus à la manière d’un Matisse, ou s’assemblent en des patchworks de couleurs à la façon d’un Klimt… Deux artistes qui ont, comme Wassim Kays, toujours célébré la femme! Zéna ZALZAL
Des yeux bleus pétillants, le verbe truculent et une désinvolture non feinte, Wassim Kays avoue sans ambages être obsédé par les femmes. «La femme est ce qui occupe le cerveau de tous les hommes. Ceux qui vous diront le contraire sont des menteurs.» Voilà qui est clair et net. Comme les tableaux, tables et guéridons en mosaïque qu’il élabore depuis tout juste cinq mois.
Eh oui, le talent n’attend pas le nombre des années!
Ce graphiste-maquettiste de profession, installé depuis vingt-huit ans dans une profession confortable, s’est lancé avec passion dans la mosaïque un peu par hasard. «En avril dernier, une amie qui travaille la mosaïque et le vitrail m’a fait remarquer, en regardant un tableau que j’avais peint – la peinture a toujours été mon violon d’Ingres –, que mon dessin pourrait facilement...