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Actualités - Opinion

Changes et Bourses L’euro bat en retraite sous 1,22 $

L’euro a reculé sous le seuil de 1,22 $ hier sur les marchés des changes internationaux, après un fort chiffre de l’inflation américaine publié la veille. L’annonce mercredi d’une hausse plus forte que prévu (+1 %) des prix à la production aux États-Unis en juillet, au lendemain d’une hausse de 0,5 % des prix à la consommation pendant la même période, a confirmé l’avis de la Fed selon laquelle les pressions inflationnistes restent élevées. Ce signe d’inflation persistante a constitué encore hier un facteur de soutien au dollar, car il a confirmé que l’institut d’émission américain devrait continuer de relever ses taux d’intérêt jusqu’à 4,25 % d’ici à la fin de l’année de l’avis unanime de plusieurs analystes, contre 3,50 % actuellement. Et comme cette hypothèse n’a pas été intégrée suffisamment par le marché, les opérateurs ont donc estimé devoir se positionner davantage sur le billet vert aux dépens surtout de l’euro sous le rapport de la rentabilité (2 %). Ce développement a été renforcé par l’annonce hier d’une nouvelle hausse de 0,1 % de l’indice composite des principaux indicateurs économiques en juillet qui est censé préfigurer l’évolution de la conjoncture aux États-Unis dans les six prochains mois. Il en est de même de l’annonce par la banque de Réserve de Philadelphie que son indice mesurant l’activité industrielle dans l’est des États-Unis a bondi à 17,5 points en août contre 9,6 points en juillet, laissant envisager à certains une imminente surchauffe de l’économie américaine. Dans ce contexte, les intervenants se sont montrés très indifférents à la hausse de 6 000 des demandes hebdomadaires d’allocations chômage aux États-Unis au cours de la semaine close le 13 août par rapport à la précédente pour s’établir à 316 000. Ils ont ainsi continué à racheter le billet vert à un rythme qui a ramené l’euro jusqu’à 1,2150 $ avant de le faire négocier finalement à New York autour de 1,2175 $ contre 1,2270 $ la veille, en nouvelle baisse de 0,77 %. Les Bourses toujours frileuses La Bourse américaine a suivi une tendance contrastée hier, Wall Street repassant dans le vert grâce au repli du pétrole et un bon indice d’activité de la Réserve de Philadelphie, mais le Nasdaq pâtissait du recul de Google. Celui-ci, qui va lever plus de 4 milliards de $ en vendant jusqu’à 14,2 millions de ses actions à la veille du 1er anniversaire de son introduction en Bourse, a largement perdu du terrain, entraînant dans son sillage les autres valeurs de la haute technologie. Les Bourses européennes ont terminé en baisse hier pour la 6e séance consécutive, dans des marchés dominés par le recul des valeurs pétrolières, alors que les nouvelles macroéconomiques et microéconomiques se font de plus en plus rares. Des rumeurs faisant état d’une OPA de la Royal Bank of Scotland sur la 3e banque allemande, Commerzbank, et d’une autre OPA d’un groupe américain non identifié sur le français Danone n’ont guère soutenu la tendance ainsi que le relèvement par Citigroup de sa recommandation sur L’Oréal. À la Bourse de Beyrouth, un coup d’arrêt a été donné hier à la chute libre de Solidere dont les actions A ont progressé de 12,17 $ à 12,31 $ et les actions B se sont maintenues à 12,09 $. Élie KAHWAGI
L’euro a reculé sous le seuil de 1,22 $ hier sur les marchés des changes internationaux, après un fort chiffre de l’inflation américaine publié la veille. L’annonce mercredi d’une hausse plus forte que prévu (+1 %) des prix à la production aux États-Unis en juillet, au lendemain d’une hausse de 0,5 % des prix à la consommation pendant la même période, a confirmé l’avis de la Fed selon laquelle les pressions inflationnistes restent élevées. Ce signe d’inflation persistante a constitué encore hier un facteur de soutien au dollar, car il a confirmé que l’institut d’émission américain devrait continuer de relever ses taux d’intérêt jusqu’à 4,25 % d’ici à la fin de l’année de l’avis unanime de plusieurs analystes, contre 3,50 % actuellement. Et comme cette hypothèse n’a pas été...