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États-unis À Denver, les pitbulls sont entrés dans la clandestinité

Sonia Dias dissimule le chargement clandestin dans le coffre de sa voiture : si les autorités de Denver, dans le Colorado, découvrent Zena, une femelle pitbull, l’animal sera confisqué et peut-être euthanasié. Mme Dias, une employée de banque, fait partie d’un réseau qui transporte en lieu sûr ces chiens, tenus pour responsables d’une série d’attaques parfois meurtrières sur des humains dans cette grande ville de l’ouest des Etats-Unis. Denver a été l’une des premières villes américaines à interdire ces chiens, dès 1989. Cette décision a révolté les amateurs de ces animaux et eu pour résultat la création d’un réseau de « sanctuaires » canins et de véritables filières d’exfiltration. « Je n’ai pas d’enfants, mais j’ai deux enfants à quatre pattes », affirme Mme Dias, en allusion à ses deux chiens. Devoir les abandonner « revient à me faire abandonner mes enfants », affirme-t-elle. Le 9 mai, le conseil municipal de Denver a renouvelé son interdiction des pitbulls, après avoir gagné une bataille judiciaire contre l’Etat du Colorado qui avait à nouveau autorisé ces chiens en 2004. Depuis, 260 pitbulls de cette ville ont été confisqués et euthanasiés. Mais en réaction, les propriétaires sont entrés dans l’illégalité. Les volontaires du réseau recueillent les chiens et les conduisent dans des chenils à l’extérieur de la ville, comme dans le « Sanctuaire de Mary » de Divide, une ville de montagne à 160 km au sud de Denver. Ceux qui s’occupent de ces chenils ont pour consignes de ne pas ouvrir leurs portes aux fonctionnaires de l’administration vétérinaire et de demander aux autorités de présenter un mandat de perquisition. Après des attaques de pitbulls, l’interdiction stricte de ces chiens à Denver a provoqué un débat sur la responsabilité des animaux ou de leurs propriétaires. « Le problème est que lorsque vous avez une race spécifiquement entraînée pour le combat et protéger les trafics de drogue, elle est très dangereuse », affirme la conseillère municipale Carol Boigon.


Sonia Dias dissimule le chargement clandestin dans le coffre de sa voiture : si les autorités de Denver, dans le Colorado, découvrent Zena, une femelle pitbull, l’animal sera confisqué et peut-être euthanasié.
Mme Dias, une employée de banque, fait partie d’un réseau qui transporte en lieu sûr ces chiens, tenus pour responsables d’une série d’attaques parfois meurtrières sur des humains dans cette grande ville de l’ouest des Etats-Unis.
Denver a été l’une des premières villes américaines à interdire ces chiens, dès 1989. Cette décision a révolté les amateurs de ces animaux et eu pour résultat la création d’un réseau de « sanctuaires » canins et de véritables filières d’exfiltration.
« Je n’ai pas d’enfants, mais j’ai deux enfants à quatre pattes », affirme Mme Dias, en allusion à...