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Actualités - Chronologie

Arabie La succession saoudienne s’est faite en douceur, mais des interrogations persistent

Le consensus traditionnel au sein de la dynastie des al-Saoud a permis un transfert en douceur du pouvoir au roi Abdallah, mais des interrogations subsistent sur le poste de numéro trois dans l’ordre de succession et sur le rôle des plus jeunes membres de la famille royale. Le roi Abdallah, qui a accédé au trône de cette riche monarchie pétrolière après le décès lundi du roi Fahd, et le prince héritier Sultan ben Abdel Aziz, ministre de la Défense, semblent « en accord, comme s’ils avaient conclu un pacte », estime un diplomate occidental sous le couvert de l’anonymat. Le diplomate a toutefois ajouté qu’il restait à savoir si le consensus en vigueur au sein de la famille royale serait appliqué dans le choix du deuxième vice-Premier ministre, poste qui était détenu par Sultan avant d’être nommé prince héritier et vice-Premier ministre. Le ministre de l’Intérieur, le prince Nayef ben Abdel Aziz, est considéré comme l’un des plus puissants des descendants du fondateur de l’Arabie saoudite, Abdel Aziz al-Saoud, qui se sont succédé au pouvoir depuis sa mort en 1953. Sa nomination au poste de deuxième vice-Premier ministre lui permettrait de devenir plus tard prince héritier. Mais une telle décision nécessiterait l’approbation de ses frères aînés, comme le prince Moutaab, ministre des Affaires municipales et rurales, et le prince Abderrahman, vice-ministre de la Défense, a indiqué hier à l’AFP une source proche de la famille royale. Un tel consensus serait similaire à celui intervenu entre les 18 membres du « Conseil de famille » lors de la désignation du prince Sultan au deuxième poste dans la hiérarchie du pouvoir, en dépit de la présence de frères plus âgés parmi les descendants du roi Abdel Aziz. Selon le diplomate occidental, le gouverneur de Ryad, le prince Salman ben Abdel Aziz (69 ans), est un candidat plus « crédible » pour le poste de numéro trois que le prince Nayef. Mais Salman est plus jeune que Nayef, ce qui rend difficile sa nomination à ce poste. Mais alors que les enfants de Abdel Aziz ne semblent pas décidés à passer la main à la génération suivante des petits-fils du fondateur du royaume, ils se déchargent de plus en plus des affaires quotidiennes sur ces derniers, a dit la source proche de la famille royale à l’AFP. Le fils de Sultan, Khaled, vice-ministre de la Défense pour les Affaires militaires, et le fils de Nayef, Mohammed, vice-ministre de l’Intérieur pour la Sécurité, sont parmi les plus actifs de la jeune génération. Mohammed ben Nayef « a conduit une campagne antiterroriste exemplaire », en démantelant largement les cellules d’el-Qaëda après la vague de violence qui a frappé le royaume depuis plus de deux ans, a indiqué le diplomate occidental. Parmi les autres étoiles montantes figurent les trois fils de Salman : Fayçal, à la tête d’une maison d’édition, Sultan, patron du Tourisme, et Abdel Aziz, vice-ministre du Pétrole. Le fils du nouveau roi est également en bonne position. Le prince Miteb ben Abdallah est le numéro trois de la garde nationale, que dirigeait son père lorsqu’il était l’héritier du trône. Le vice-commandant de cette garde est le prince Badr, un autre fils de Abdel Aziz, mais il n’est pas clair s’il va en être nommé commandant. Il faut compter en outre avec les enfants de Fahd, dont Mohammed, gouverneur de la riche province pétrolière de l’Est, et Abdel Aziz, le benjamin et favori du défunt roi qui était membre du cabinet royal. Fahd est mort à 84 ans et son successeur est de deux ans plus jeune. Mais le ministre des Affaires étrangères, le prince Saoud al-Fayçal, a balayé les inquiétudes à propos de l’âge avancé des dirigeants saoudiens à la santé déclinante, un sujet rarement abordé en public. « Les différences d’âge ne sont guère différentes actuellement de ce qu’elles étaient lors des successions précédentes. L’Arabie saoudite semble lui avoir survécu. Il est prématuré de parler de dissolution du pays si une nouvelle succession devait intervenir », a-t-il dit mercredi à la presse. Le ministre a souligné en revanche que le transfert en douceur du pouvoir de Fahd à Abdallah atteste de la « solidité et de la fermeté des institutions », « une réponse définitive », selon lui, « aux sceptiques et pessimistes ».
Le consensus traditionnel au sein de la dynastie des al-Saoud a permis un transfert en douceur du pouvoir au roi Abdallah, mais des interrogations subsistent sur le poste de numéro trois dans l’ordre de succession et sur le rôle des plus jeunes membres de la famille royale.
Le roi Abdallah, qui a accédé au trône de cette riche monarchie pétrolière après le décès lundi du roi Fahd, et le prince héritier Sultan ben Abdel Aziz, ministre de la Défense, semblent « en accord, comme s’ils avaient conclu un pacte », estime un diplomate occidental sous le couvert de l’anonymat. Le diplomate a toutefois ajouté qu’il restait à savoir si le consensus en vigueur au sein de la famille royale serait appliqué dans le choix du deuxième vice-Premier ministre, poste qui était détenu par Sultan avant d’être nommé prince...