Marseille a joliment effacé la faute de goût de sa défaite à domicile contre Bordeaux en ouverture du championnat grâce à sa victoire détonnante (3-0) mercredi en demi-finale de la Coupe Intertoto contre la Lazio Rome, qui va singulièrement charger son programme du mois d’août.
Avec les deux rencontres programmées en finale contre La Corogne, un adversaire qui n’a rien d’un tendre d’Europe, le menu estival déjà corsé de l’OM s’est en effet singulièrement alourdi.
Les dix prochains jours notamment s’annoncent plutôt rudes : déplacement à Lens demain, match aller à La Corogne mardi et réception de Lyon dimanche. « Mais c’est comme ça, on le savait... » affirme l’entraîneur Jean Fernandez, qui doit plus que jamais gérer le physique et la récupération d’un groupe en reconstruction.
Il pourrait pourtant puiser dans la démonstration administrée mercredi quelques bonnes raisons d’espérer, sans pour autant verser dans l’optimisme béat. Pas franchement son style...
Coup de folie
De fait, le volume de jeu vu mercredi a prouvé que l’OM a tapé juste dans son recrutement. Le trio Niang-Ribéry-Oruma a comblé le Vélodrome, bouillant, répondant à l’objectif des dirigeants marseillais cette saison : offrir au public un jeu plus spectaculaire.
Les Romains, il est vrai, ont fait office de proie aisée. Mais le coup de folie tombé sur le stade en cinq minutes – trois buts entre la 60e et 65e – atteste du pouvoir d’accélération de cette équipe. Le travail de percussion d’Oruma, notamment, a marqué les esprits. « Le coach n’était pas content après la défaite samedi. Tout le monde a réagi, j’ai donné mon maximum, mais tout le monde a suivi », a raconté l’ancien sochalien, vedette du soir.
Les sprinteurs Niang, Ribéry et Mendoza, qui ont évidemment tout à gagner du travail préparatoire du Nigérian, ne s’en sont pas privés, inscrivant les trois buts-express.
Après cette rencontre qui a ravivé le souvenir de la campagne européenne de 2003-2004, lorsque l’OM avait atteint la finale de la Coupe de l’UEFA, Fernandez demeure pourtant prudent. « Je ne connais pas encore le vrai niveau de cette équipe », a-t-il avoué hier, en référence au contraste dans le jeu, par rapport au premier match. Sans Déhu et Niang, suspendus, il sait simplement que le match face à Lens « et son gros potentiel offensif » constituera « un bon test ».
Lens fait briller ses attaquants
Lens, en se qualifiant pour la finale de la Coupe Intertoto de football mercredi face à Wolfsburg, a fait briller ses attaquants, lors d’une éclatante victoire 4 à 0 qui a révélé son potentiel offensif.
Le président Gervais Martel pouvait se féliciter de l’intégration de deux de ses recrues, l’Ivoirien Aruna Dindane et le Tunisien Issam Jemaâ, auteurs de trois réalisations à eux deux. « Ils ont prouvé que ce ne sont pas des manchots, mais ça, on le savait déjà avant de les recruter », a-t-il expliqué à l’issue du match.
La défense allemande, rugueuse mais lente, a tenu près d’une mi-temps, avant de craquer face aux vagues sang et or.
Entre les dribbles chaloupés de Dindane, la percussion d’un Olivier Thomert inspiré, les percées de Jérôme Leroy et le mouvement perpétuel du Brésilien Jussiê, les combinaisons étaient innombrables. Réduits à dix, les joueurs de Wolfsburg allaient laisser Jemaâ, entré à une demi-heure de la fin, porter le coup de grâce.
« Je suis là pour donner du plaisir. J’ai marqué deux buts : c’est bien, c’est bon pour mon moral », affirmait l’international tunisien.
Quand Lens ajouta la participation de ses latéraux, Assou-Ekotto à gauche et Demont à droite, la technique de Seydou Keita (buteur mercredi) et le volume d’Alou Diarra, ce fut tout le secteur offensif des Sang et Or qui se montra irrésistible.
Les entrées en jeu d’Eric Carrière et Daniel Cousin montrent aussi que le banc est fourni, en prévision d’une longue saison. L’entraîneur Francis Gillot s’appuie sur « l’ossature de l’an dernier », selon ses dires, avec une touche technique qui a réjoui le public. Le départ d’Utaka, meilleur buteur de Lens la saison passée, semble compensé.
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Avec les deux rencontres programmées en finale contre La Corogne, un adversaire qui n’a rien d’un tendre d’Europe, le menu estival déjà corsé de l’OM s’est en effet singulièrement alourdi.
Les dix prochains jours notamment s’annoncent plutôt rudes : déplacement à Lens demain, match aller à La Corogne mardi et réception de Lyon dimanche. « Mais c’est comme ça, on le savait... » affirme l’entraîneur Jean Fernandez, qui doit plus que jamais gérer le physique et la récupération d’un groupe en reconstruction.
Il pourrait...