L’ICG relève les risques « d’explosion » à Jérusalem
le 03 août 2005 à 00h00
Les initiatives d’Israël pour renforcer son emprise sur Jérusalem risquent de pousser les Palestiniens de la ville sainte à la violence et de compromettre les perspectives d’accord global de paix, affirme dans un rapport publié hier par l’International Crisis Group une cellule de réflexion.
L’auteur du rapport, Robert Malley, ancien conseiller de Bill Clinton pour les questions israélo-arabes, souligne que la construction de la « barrière de sécurité » empiétant sur le territoire de Cisjordanie et l’extension des colonies autour de Jérusalem risque d’étrangler la partie orientale – arabe – de la ville et d’ulcérer ses habitants palestiniens qui se sont jusqu’ici généralement tenus à l’écart du conflit armé. La ville pourrait dès lors se transformer en « baril de poudre », ce qui assombrirait les perspectives de paix, même si les États-Unis et d’autres pays occidentaux présentent le plan israélien de retrait de la bande de Gaza comme une nouvelle chance de relance de négociations actuellement au point mort. « L’activité en cours autour de Jérusalem, qui vise à relier les colonies juives de Cisjordanie à Jérusalem-Est, ne va pas seulement compromettre les chances d’une solution avec deux États viables, mais elle créera un mélange explosif qui mettra en péril la sécurité même qu’Israël affirme tenter de garantir », écrit-il. Quelque 55 000 habitants palestiniens de Jérusalem se retrouveront du côté cisjordanien de la barrière. Israël a assuré qu’ils seraient autorisés à la franchir, mais près de 200 000 autres, qui se trouveront de l’autre côté, auront besoin de permis israéliens pour se rendre dans les zones de Cisjordanie contrôlées par l’Autorité palestinienne.
ICG reconnaît qu’Israël doit protéger ses ressortissants, mais il estime que les mesures israéliennes risquent d’aller à l’encontre de cet objectif en réduisant les perspectives économiques et en provoquant un surpeuplement dans une Jérusalem-Est divisée.
La construction de colonies « créerait une ceinture juive autour de la Jérusalem-Est arabe » qui l’isolerait de la Cisjordanie et gênerait la croissance palestinienne. Cela rendrait la solution de deux États encore plus difficile, note le rapport.
Les initiatives d’Israël pour renforcer son emprise sur Jérusalem risquent de pousser les Palestiniens de la ville sainte à la violence et de compromettre les perspectives d’accord global de paix, affirme dans un rapport publié hier par l’International Crisis Group une cellule de réflexion.
L’auteur du rapport, Robert Malley, ancien conseiller de Bill Clinton pour les questions israélo-arabes, souligne que la construction de la « barrière de sécurité » empiétant sur le territoire de Cisjordanie et l’extension des colonies autour de Jérusalem risque d’étrangler la partie orientale – arabe – de la ville et d’ulcérer ses habitants palestiniens qui se sont jusqu’ici généralement tenus à l’écart du conflit armé. La ville pourrait dès lors se transformer en « baril de poudre », ce qui assombrirait...
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