Cent ans après la théorie de la relativité, Berne rend hommage à Albert Einstein dans la ville même où le fondateur de la physique moderne a élaboré sa célèbre formule E = mc2.
Baptisée « bErn=mc2 », une exposition au Musée historique de Berne revient sur les travaux et la carrière du génial physicien allemand. Présentée jusqu’en avril 2006, l’exposition se veut la plus grande jamais consacrée à Albert Einstein, qui a vécu en Suisse de 1896 à 1914.
C’est dans la capitale helvétique qu’Einstein, alors âgé de 27 ans, a rédigé en 1905 les articles fondant la théorie de la relativité, des travaux qui lui vaudront le prix Nobel de physique en 1921. Le savant travaillait alors comme ingénieur expert au Bureau suisse des brevets.
Cent ans plus tard, Berne se remet à l’heure du chercheur hirsute avec une série de manifestations dont le clou sera, du 6 au 14 août, un son et lumière consacré à l’énergie, dans les jardins du Musée historique.
L’exposition commence par désorienter le visiteur en le faisant passer à travers un jeu de miroirs qui donnent une impression d’infini. « Çà répond à la question qu’il a posée dans son œuvre : la question de la distance », explique Quirinus Reichen, un conservateur du musée.
Suit une rétrospective sur le monde de la physique, avec des exemples interactifs comme une catapulte médiévale qui fait un carton auprès des jeunes visiteurs : l’un d’entre eux est parvenu à briser un carreau.
On arrive ainsi aux théories d’Einstein, non seulement la relativité mais aussi le mouvement brownien et l’effet photoélectrique. Ces découvertes sont présentées de façon accessible aux connaisseurs comme aux non-initiés grâce à des animations informatiques. La seconde moitié de l’exposition revient sur la vie du physicien, depuis sa naissance à Ulm (sud-ouest de l’Allemagne) en 1879 jusqu’à sa mort à Princeton, près de New York, en 1955.
Les photographies d’époque montrent l’écolier dans une redingote jamais à sa taille, puis le dandy à la moustache naissante, enfin le jeune savant à la tignasse rebelle, déjà soucieux de son image. Sont rassemblés, des lettres personnelles, les originaux des articles de 1905 ainsi que le prix Nobel, un film en couleurs pris à Princeton en 1943 et le divan du savant en provenance de l’université américaine du même nom. L’exposition doit amener le visiteur à se demander « ce qui se serait passé si... », explique M. Reichen.
Einstein, âgé d’une vingtaine d’années, n’avait ainsi pas pu décrocher de poste d’assistant de faculté, ce qui l’avait laissé en dehors de la hiérarchie universitaire et lui avait finalement permis de développer ses propres idées.
Côté vie privée, une vidéo montre les strictes conditions de vie imposées par le jeune Albert à sa première femme, Mileva Maric, en 1914, menacée de répudiation. Beaucoup plus tard, une lettre d’amour enflammée à une jeune bibliothécaire de Princeton trahit la libido du savant dans les dernières années de sa vie.
La dimension politique du personnage est illustrée par ses prises de position pacifistes durant la Première Guerre mondiale, son allergie précoce au nazisme, son sionisme, le dossier préparé sur son compte par le FBI à l’époque du maccarthysme et sa crainte des risques de guerre nucléaire. Dans la vieille ville, à quelques jets de pierre du musée, on peut également visiter un petit appartement occupé par Einstein entre 1903 et 1905, et suivre ses traces sur le plancher d’époque.
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Baptisée « bErn=mc2 », une exposition au Musée historique de Berne revient sur les travaux et la carrière du génial physicien allemand. Présentée jusqu’en avril 2006, l’exposition se veut la plus grande jamais consacrée à Albert Einstein, qui a vécu en Suisse de 1896 à 1914.
C’est dans la capitale helvétique qu’Einstein, alors âgé de 27 ans, a rédigé en 1905 les articles fondant la théorie de la relativité, des travaux qui lui vaudront le prix Nobel de physique en 1921. Le savant travaillait alors comme ingénieur expert au Bureau suisse des brevets.
Cent ans plus tard, Berne se remet à l’heure du chercheur hirsute avec...