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Pas de procès avant l’automne, affirment les avocats de Saddam Hussein

Le premier procès de l’ancien dictateur irakien Saddam Hussein, inculpé pour le massacre de chiites en 1982, ne devrait pas avoir lieu avant l’automne, ont affirmé deux de ses avocats, se référant à la législation irakienne. Le juge d’instruction du Tribunal spécial irakien (TSI), Raëd Jouhi, avait annoncé dimanche la fin de l’instruction et l’inculpation de Saddam Hussein pour le massacre de Doujail, qui avait coûté la vie à 143 chiites en 1982. La procédure pénale irakienne prévoyant un délai de 45 jours avant l’ouverture des audiences, le premier procès de Saddam Hussein « n’aura pas lieu avant octobre-novembre », a estimé hier à Paris Me Emmanuel Ludot, l’un de ses nombreux avocats. Et le compte à rebours n’est toujours pas enclenché selon Giovanni Di Stefano, un autre avocat du dicateur déchu. « On ne nous a remis aucun document. On ne nous a remis aucun acte d’accusation. Tout ce que l’on a, c’est une déclaration d’un juge qui a voulu surprendre tout le monde », a souligné lundi à Rome l’avocat italien, interrogé par CNN. « Or, les propres règles du TSI, l’article 20 précisément, stipulent que les accusés doivent bénéficier d’un “délai suffisant” pour préparer leur défense. Si ce point n’est pas respecté, ce ne sera plus un procès, mais un spectacle ou une farce », a dénoncé Di Stefano.

Le premier procès de l’ancien dictateur irakien Saddam Hussein, inculpé pour le massacre de chiites en 1982, ne devrait pas avoir lieu avant l’automne, ont affirmé deux de ses avocats, se référant à la législation irakienne.
Le juge d’instruction du Tribunal spécial irakien (TSI), Raëd Jouhi, avait annoncé dimanche la fin de l’instruction et l’inculpation de Saddam Hussein pour le massacre de Doujail, qui avait coûté la vie à 143 chiites en 1982.
La procédure pénale irakienne prévoyant un délai de 45 jours avant l’ouverture des audiences, le premier procès de Saddam Hussein « n’aura pas lieu avant octobre-novembre », a estimé hier à Paris Me Emmanuel Ludot, l’un de ses nombreux avocats. Et le compte à rebours n’est toujours pas enclenché selon Giovanni Di Stefano, un autre avocat du dicateur...