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Actualités - Analyse

Changes et Bourses Baisse de l’euro après un déficit commercial US réduit

L’euro, qui avait bondi la veille à son plus haut niveau depuis le 17 juin, à 1,2255 $, est retombé hier sous la barre de 1,21 $, descendant jusqu’à 1,2075 $ sur les marchés des changes internationaux. Ce mouvement a suivi l’annonce d’une réduction-surprise du déficit commercial des États-Unis à 55,3 milliards $ en mai, contre 56,9 milliards $ en avril, alors que les analystes tablaient sur un déficit de 57 milliards $ (voir par ailleurs). Cela d’autant qu’ils venaient d’apprendre du président George W. Bush que le déficit budgétaire américain en 2005 sera ramené de 427 milliards $, comme initialement prévu, à 333 milliards $ pour l’exercice 2005 et contre 412 milliards $ affichés au cours de l’année fiscale 2004. Ces deux bonnes nouvelles, qui ont rehaussé les prévisions de croissance de l’économie américaine de 3,5 % à 3,8 % en 2005 et porté le déficit budgétaire fédéral à 2,7 % du PIB des États-Unis pendant la même période, ont donc offert une bonne excuse aux opérateurs pour prendre leurs gains sur l’euro. Les questions structurelles ne sont donc plus en tête des inquiétudes des investisseurs en ce moment, le dollar devrait en profiter surtout qu’en Grande-Bretagne les demandeurs d’emplois ont augmenté de 8 800 en juin pour totaliser 864 900 personnes et qu’au Japon la production industrielle a chuté de 2,8 % en mai par rapport à avril. Cela étant, et compte tenu aussi de l’annonce que l’État fédéral américain a affiché en juin un excédent budgétaire de 22,4 milliards $ contre un déficit de 35,3 milliards $ en mai, les inquiétudes sur le niveau intenable des déficits jumeaux américains ne tradaient pas à se dissiper. En effet, l’euro devait en souffrir, abandonnant tous ses récents gains pour se négocier finalement à New York à 1,2090 $ contre 1,2240 $ la veille, en baisse de 1,23 %. Orientation haussière des Bourses La Bourse américaine était pratiquement soutenue hier dans un marché prudemment optimiste. En plus des bonnes nouvelles macroéconomiques (réduction du déficit commercial en mai et excédent budgétaire en juin), les informations en provenance des sociétés ont été encourageantes. À cet égard, les opérateurs ont fait état du relèvement de la notation d’IBM par Sanford Bernstein, d’Altria par JP Morgan et de Yahoo ! par Legg Mason. Les rumeurs selon lesquelles les résultats trimestriels d’AMD, qui ont été publiés hier après la clôture de Wall Street, seront bons ont également apporté un certain appui à la cote. Les Bourses européennes ont terminé en hausse, emmenées par l’affaiblissement de l’euro qui a largement bénéficié aux sociétés exportatrices. La hausse du pétrole a également profité aux producteurs comme Total, Shell et BP. L’annonce d’une hausse de 4,5 % des immatriculations de voitures neuves en Europe le mois dernier a soutenu les sociétés du secteur comme les commentaires favorables d’analystes par rapport aux minières et aux banques. À la Bourse de Beyrouth, les actions A de Solidere se sont maintenues à 12,80 $ contrairement aux actions B qui ont bondi de 12,73 $ à 13,02 $. Élie KAHWAGI




L’euro, qui avait bondi la veille à son plus haut niveau depuis le 17 juin, à 1,2255 $, est retombé hier sous la barre de 1,21 $, descendant jusqu’à 1,2075 $ sur les marchés des changes internationaux. Ce mouvement a suivi l’annonce d’une réduction-surprise du déficit commercial des États-Unis à 55,3 milliards $ en mai, contre 56,9 milliards $ en avril, alors que les analystes tablaient sur un déficit de 57 milliards $ (voir par ailleurs). Cela d’autant qu’ils venaient d’apprendre du président George W. Bush que le déficit budgétaire américain en 2005 sera ramené de 427 milliards $, comme initialement prévu, à 333 milliards $ pour l’exercice 2005 et contre 412 milliards $ affichés au cours de l’année fiscale 2004. Ces deux bonnes nouvelles, qui ont rehaussé les prévisions de croissance de...