Si la zone euro veut doper sa croissance, elle doit à tout prix adopter des réformes structurelles, assurant notamment une flexibilité accrue du marché du travail, selon une étude publiée hier par l’Organisation pour la coopération et le développement économiques.
« Pour assurer une croissance plus soutenue qu’elle ne l’a été jusqu’ici, il faut accélérer les réformes structurelles et rétablir la viabilité des finances publiques », conseille l’étude.
Ces réformes sont d’autant plus nécessaires, dit l’OCDE, que leur mise en place « permettrait de ménager plus de marge de manœuvre pour la politique monétaire ».
« Des réformes structurelles aideraient à réduire la persistance de l’inflation et renforceraient l’efficacité d’une politique monétaire axée sur la stabilité », explique l’organisation qui préconise pour l’instant un statu quo monétaire, alors qu’il y a encore 2 mois, elle réclamait une baisse du taux directeur de la BCE (Banque centrale européenne).
« Il importe de faire preuve de détermination dans la poursuite des réformes structurelles », clame-t-elle.
Entre autres mesures, l’OCDE préconise de « revoir en profondeur les institutions du marché du travail, de manière à éliminer les obstacles et contre-incitations au travail ».
Car, déplore-t-elle, « l’économie de la zone euro continue de se caractériser par un chômage structurel élevé (autour de 9 %) et de faibles taux d’activité parmi les travailleurs âgés ».
L’OCDE propose notamment d’assouplir la législation relative à la protection de l’emploi, de réduire la durée de versement des prestations de chômage, ainsi que les incitations à la cessation anticipée d’activité, d’atténuer la pression fiscale sur le travail et d’éliminer les obstacles à la mobilité.
Afin de favoriser la mobilité, l’organisation estime qu’« il faudrait permettre le transfert des droits à prestations sociales d’un pays à l’autre et mettre en place la carte européenne d’assurance-maladie afin de faciliter la fourniture de soins de santé aux travailleurs temporairement détachés dans un autre État membre ».
L’OCDE juge également nécessaire d’éliminer les réglementations gênant la concurrence et les échanges commerciaux et d’encourager l’innovation, à la traîne dans la zone euro.
Enfin, l’OCDE estime que, « dans un contexte de vieillissement démographique, l’un des principaux enjeux est d’assurer la pérennité à long terme des finances publiques, qui est loin d’être acquise dans un certain nombre de pays ».
Afin d’assurer ou de rétablir la viabilité de leurs finances publiques, les États membres doivent, selon elle, « utiliser des procédures budgétaires plus réalistes et transparentes, faire preuve d’une plus grande rigueur et améliorer la qualité des dépenses publiques, de manière à fortifier la croissance ».
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« Pour assurer une croissance plus soutenue qu’elle ne l’a été jusqu’ici, il faut accélérer les réformes structurelles et rétablir la viabilité des finances publiques », conseille l’étude.
Ces réformes sont d’autant plus nécessaires, dit l’OCDE, que leur mise en place « permettrait de ménager plus de marge de manœuvre pour la politique monétaire ».
« Des réformes structurelles aideraient à réduire la persistance de l’inflation et renforceraient l’efficacité d’une politique monétaire axée sur la stabilité », explique...