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Bruxelles épingle Lisbonne et maintient Paris dans sa ligne de mire

Après l’Italie, la Commission européenne s’en est pris hier au Portugal pour le dérapage de ses déficits et a averti la France qu’elle la maintenait dans sa ligne de mire, marquant sa volonté de faire respecter les règles malgré la crise européenne. La Commission a décidé de lancer une procédure en déficit excessif contre Lisbonne, « après l’annonce par le gouvernement portugais d’un déficit de 6,2 % du PIB en 2005 », soit le double de la limite de 3 % fixée par le pacte de stabilité, a-t-elle indiqué dans un communiqué. « Un tel déficit ne peut être considéré ni proche de la valeur de référence de 3 % ni temporaire ou exceptionnel », a ajouté Bruxelles, qui refuse ainsi de reconnaître à Lisbonne les circonstances atténuantes inscrites dans les nouvelles règles du pacte de stabilité, réformé en mars. Le Portugal, qui avait déjà été en butte à une procédure pour son déficit de 2001, a annoncé des mesures d’austérité, notamment une hausse de la TVA et le gel des carrières de certains fonctionnaires, pour réduire progressivement en trois ans son passif et le ramener dans les clous du pacte en 2008. Mais la Commission a déjà laissé entendre qu’elle n’allait pas accepter un délai aussi long : « Le gouvernement portugais s’est engagé à réduire son déficit à 4,8 % en 2006 et à 2,8 % en 2008 », mais « cela ne préjuge pas du délai de correction » dont conviendront les ministres des Finances de l’UE sur la base d’une prochaine « recommandation » de la Commission.

Après l’Italie, la Commission européenne s’en est pris hier au Portugal pour le dérapage de ses déficits et a averti la France qu’elle la maintenait dans sa ligne de mire, marquant sa volonté de faire respecter les règles malgré la crise européenne. La Commission a décidé de lancer une procédure en déficit excessif contre Lisbonne, « après l’annonce par le gouvernement portugais d’un déficit de 6,2 % du PIB en 2005 », soit le double de la limite de 3 % fixée par le pacte de stabilité, a-t-elle indiqué dans un communiqué. « Un tel déficit ne peut être considéré ni proche de la valeur de référence de 3 % ni temporaire ou exceptionnel », a ajouté Bruxelles, qui refuse ainsi de reconnaître à Lisbonne les circonstances atténuantes inscrites dans les nouvelles règles du pacte de stabilité,...