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Changes et Bourses L’euro remonte la pente après un passage sous 1,20 $

L’euro s’est redressé face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux, après avoir fait une brève incursion sous le seuil de 1,20 $ (1,1980 $) pour se maintenir ensuite au-dessus de cette barre. Ce mouvement est intervenu après l’essoufflement de l’hypothèse d’une baisse des taux d’intérêt en zone euro qui était à l’origine du nouvel accès de faiblesse de la monnaie unique dès le début de la semaine. À cela auraient contribué les propos tenus hier par le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, lors d’une conférence organisée par l’institut de conjoncture allemand ZEW. « Une politique monétaire inflationniste ne serait certainement d’aucun secours à la croissance économique, au contraire, elle empirerait la situation », a-t-il dit en faisant allusion aux appels l’invitant à assouplir la politique du crédit en zone euro. Et d’ajouter que « la BCE ne céderait pas aux pressions politiques en faveur d’une baisse du loyer de l’argent pour soutenir la croissance aux dépens de l’inflation dont le taux varie actuellement entre 1,95 % et 1,97 % », estimant qu’il est difficile de faire mieux « quand notre définition de la stabilité des prix est à moins de 2 % ». Cela étant, tous ceux qui spéculaient à la hausse du dollar face à l’euro, sur fond de creusement du différentiel entre les taux d’intérêt américains et européens, ont procédé, après ces propos de Trichet, à un rééquilibrage de leurs positions de change à la veille du week-end au profit de la monnaie unique. En effet, les opérateurs se sont montrés très indifférents à la publication hier de statistiques américaines favorables au dollar, dont la hausse de 5,5 % des commandes de biens durables aux États-Unis en mai contre 1,4 % en avril. Il en est de même de l’annonce d’une sensible augmentation de 2,1 % des ventes de logements neufs contre une baisse de 0,1 % pendant la période et qui est passée comme inaperçue sur le marché. En revanche, ils ont prêté plus d’attention à l’annonce d’une hausse de 0,2 % des prix à la consommation en Allemagne en juin par rapport à mai et de 1,9 % sur un an contre 1,7 %, dans la mesure où ce développement ne plaide pas en faveur d’un assouplissement de la politique monétaire de la BCE. Eu égard à toutes ces considérations, l’euro est parvenu à recouvrer presque tout le terrain qu’il avait cédé récemment, se négociant finalement à New York à 1,2105 $ contre 1,2035 $ la veille, en hausse de 0,58 %. Le pétrole cher fait reculer les Bourses La Bourse américaine est restée dans le rouge hier, toujours déprimée par le niveau élevé des prix du brut et son impact sur la croissance. Dans cette crainte, les investisseurs ont passé outre à la publication de bonnes statistiques économiques aux États-Unis en mai et se sont montrés plus préoccupés par les effets inflationnistes du renchérissement de l’énergie. En outre, l’annonce par Micro Technology de résultats trimestriels décevants a pesé sur la cote ainsi que les nouvelles selon lesquelles Alcoa allait supprimer 6 500 emplois dans le cadre de son plan de restructuration. Les Bourses européennes ont également terminé en baisse sur fond d’inquiétudes provoquées par la hausse des prix pétroliers qui a pesé sur les secteurs de l’aviation et de l’automobile. Les sociétés exportatrices se sont ressenties de la reprise de l’euro, alors que les valeurs technologiques étaient touchées par le sentiment négatif vis-à-vis de ce secteur aux États-Unis. À la Bourse de Beyrouth et après plusieurs journées de hausse ininterrompue, Solidere a manifesté hier une tendance à la consolidation. Les actions A ont ainsi reculé de 13,49 $ à 13,47 $, et les actions B de 13,40 $ à 13,36 $. Élie KAHWAGI
L’euro s’est redressé face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux, après avoir fait une brève incursion sous le seuil de 1,20 $ (1,1980 $) pour se maintenir ensuite au-dessus de cette barre. Ce mouvement est intervenu après l’essoufflement de l’hypothèse d’une baisse des taux d’intérêt en zone euro qui était à l’origine du nouvel accès de faiblesse de la monnaie unique dès le début de la semaine. À cela auraient contribué les propos tenus hier par le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, lors d’une conférence organisée par l’institut de conjoncture allemand ZEW. « Une politique monétaire inflationniste ne serait certainement d’aucun secours à la croissance économique, au contraire, elle empirerait la situation », a-t-il dit en faisant allusion...