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Les experts de l’Onu vont enquêter sans se rendre sur place

Quatre experts des Nations unies, chargés des droits de l’homme, ont décidé d’ouvrir une enquête sur les détenus de la base américaine de Guantanamo Bay à Cuba, sans attendre le feu vert des États-Unis qui tarde à venir pour une éventuelle visite, ont-ils annoncé hier à Genève. Un an après avoir fait une demande conjointe de visite à Guantanamo et dans d’autres lieux de détention des États-Unis en Irak et en Afghanistan, les quatre experts « regrettent profondément que le gouvernement des États-Unis ne nous ait toujours pas invités à rendre visite aux personnes arrêtées, détenues ou jugées pour terrorisme ». « L’absence de réponse définitive, en dépit de nos demandes répétées, laisse à penser que les États-Unis ne souhaitent pas coopérer avec le système des droits de l’homme de l’Onu à ce sujet », ont ajouté les rapporteurs spéciaux. « Aucun pays membre des Nations unies n’est au-dessus des droits de l’homme », ont-ils ajouté, tout en espérant que Washington finisse par les autoriser à se rendre sur place avant la conclusion de leur enquête, prévue avant la fin de l’année. Washington a expliqué que les conditions de détention exceptionnelles des prisonniers de Guantanamo, arrêtés pour la plupart lors de l’intervention américaine en Afghanistan en 2001, s’expliquaient par les impératifs de la guerre contre le terrorisme.
Quatre experts des Nations unies, chargés des droits de l’homme, ont décidé d’ouvrir une enquête sur les détenus de la base américaine de Guantanamo Bay à Cuba, sans attendre le feu vert des États-Unis qui tarde à venir pour une éventuelle visite, ont-ils annoncé hier à Genève. Un an après avoir fait une demande conjointe de visite à Guantanamo et dans d’autres lieux de détention des États-Unis en Irak et en Afghanistan, les quatre experts « regrettent profondément que le gouvernement des États-Unis ne nous ait toujours pas invités à rendre visite aux personnes arrêtées, détenues ou jugées pour terrorisme ». « L’absence de réponse définitive, en dépit de nos demandes répétées, laisse à penser que les États-Unis ne souhaitent pas coopérer avec le système des droits de l’homme de l’Onu à...