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Actualités - Analyse

Changes et Bourses L’euro à nouveau ramené vers 1,21 $

L’euro a fléchi face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux, bousculé par des rumeurs de baisse des taux d’intérêt en zone euro, après s’être retrouvé fragilisé par l’échec du sommet européen. La monnaie unique européenne, sous pression autour du seuil de 1,21 $ la semaine dernière, et qui avait bénéficié vers sa fin de la publication d’un nouveau déficit record des comptes courants américains pour le 1er trimestre, s’est donc ressentie des incertitudes politiques exacerbées par les problèmes sur le budget européen. Le mouvement à la baisse du dollar devait donc se ralentir sur des ajustements de positions de change en un premier temps, pour céder la place ensuite à un renversement de tendance après les commentaires du ministre italien des Réformes, Roberto Caldelori, sur la possibilité de sortir de l’euro. Celui-ci a invité son pays « à fuir le plus vite possible l’euro » avant qu’il ne devienne « un papier sans valeur ». Bien que le gouvernement italien ait affirmé que « c’est une campagne sans fondement et qu’elle est destinée à préparer le terrain pour les futures élections législatives de 2006 en Italie », il n’en demeure pas moins qu’elle a eu un impact négatif sur l’euro. Mais ce qui a déclenché une accélération de la baisse de cette monnaie, c’est une rumeur, selon laquelle la BCE envisagerait une baisse de son principal taux directeur d’un quart de point en pourcentage de 2 à 1,75 % pour soutenir la croissance dans la zone euro. Cette crainte a été renforcée par des nouvelles, selon lesquelles l’Insee prévoit une croissance en France pour cette année de 1,4 %, alors que le gouvernement continue de tabler sur une fourchette comprise entre 2 et 2,5 %. Il en est de même de l’annonce en Italie d’une baisse de 1,1 % des commandes à l’industrie en avril sur un an et d’un déficit des transactions courantes de 2,4 milliards d’euros pendant la même période. Cela étant, les opérateurs ont ignoré hier la baisse de 0,5 % de l’indice composite des principaux indicateurs économiques aux États-Unis en mai, qui est censé préfigurer l’évolution de la conjoncture américaine dans les six prochains mois, et ont continué à racheter le dollar. En effet, l’euro devait se négocier finalement à New York sur un ton faible à 1,2145 $ contre 1,2285 $ vendredi dernier ,en baisse de 1,14 %. Rebond de Solidere à 11,55 $ l’action La Bourse américaine était en baisse hier, alors que les prix du pétrole ont atteint de nouveaux records en se rapprochant de 60 $ le baril. Cela étant et compte tenu aussi de la baisse de l’indice composite des principaux indicateurs de l’économie américaine en mai, les opérateurs ont estimé devoir prendre leurs gains. D’autant qu’ils venaient d’apprendre qu’Air Canada a annulé une commande ferme pour 32 avions Boeing 777 et 787. Les Bourses européennes ont également cédé du terrain du fait de la flambée du pétrole dans des marchés toujours dominés par des spéculations au sujet de fusion entre banques allemande, italienne, espagnole et britannique. À la Bourse de Beyrouth, Solidere a rebondi à des niveaux jamais atteints depuis 6 ans sur des opérations d’arbitrage avec des places arabes, les actions A et B remontant de 10,40 $ à 11,55 $ et de 10,23 $ à 11,40 $ respectivement. Élie KAHWAGI

L’euro a fléchi face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux, bousculé par des rumeurs de baisse des taux d’intérêt en zone euro, après s’être retrouvé fragilisé par l’échec du sommet européen. La monnaie unique européenne, sous pression autour du seuil de 1,21 $ la semaine dernière, et qui avait bénéficié vers sa fin de la publication d’un nouveau déficit record des comptes courants américains pour le 1er trimestre, s’est donc ressentie des incertitudes politiques exacerbées par les problèmes sur le budget européen. Le mouvement à la baisse du dollar devait donc se ralentir sur des ajustements de positions de change en un premier temps, pour céder la place ensuite à un renversement de tendance après les commentaires du ministre italien des Réformes, Roberto Caldelori, sur la...