G77
Les pays du Sud haussent le ton
face aux effets de la mondialisation
le 20 juin 2005 à 00h00
Les pays du Groupe des 77 et la Chine, réunis cette semaine au Qatar, ont haussé le ton face aux effets de la mondialisation qui, en creusant l’écart avec les pays riches, mettent selon eux en péril la sécurité dans le monde.
Dans leur déclaration finale jeudi, les dirigeants de quelque 120 des 132 pays du G77, soit les deux tiers des membres de l’Onu, soulignent qu’en raison de la mondialisation, « les écarts en matière de revenus entre pays développés et en développement ne cessent d’augmenter et la pauvreté s’est accrue dans de nombreux pays en développement ».
Ployant sous un endettement endémique, aggravé au fil des ans pour atteindre 2 500 milliards de dollars en 2003 selon des estimations, les pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine et des Caraïbes, membres du G77, ont constaté les limites de l’aide au développement promise par les pays riches.
« Nous appelons les États développés à honorer leurs engagements pris dans le cadre de l’Onu afin de permettre aux pays en développement de réaliser leurs aspirations », a déclaré l’émir du Qatar, cheikh Hamad ben Khalifa al-Thani, en présidant la clôture du sommet de Doha.
Subissant de plein fouet l’impact négatif de la mondialisation et constatant leur dépendance inéluctable vis-à-vis des riches pays du Nord, les pays du G77 ont souligné leur attachement « aux principes de souveraineté et de non-ingérence dans (leurs) affaires intérieures », en allusion aux appels occidentaux à la démocratie.
Ils ont dans ce contexte affirmé « leur rejet de toute condition » politique liée à l’octroi de l’aide au développement ou à l’allègement ou l’effacement de la dette due aux États du Nord.
Le G77, un groupe hétérogène composé de pays aux potentialités économiques différentes, allant des riches monarchies pétrolières arabes du Golfe aux pays pauvres du Sahel en Afrique, peine à s’imposer comme un bloc uni.
L’absence au sommet de Doha, pourtant initialement annoncée, de chefs d’État membres comme ceux de Syrie ou d’Afrique du Sud, ou encore la présence protocolaire, à un niveau ministériel, d’autres pays influents comme l’Égypte ou l’Arabie saoudite témoignent des difficultés du groupe.
Le prochain sommet se tiendra « en 2010 en Afrique » selon la déclaration finale, et non pas précisément en Afrique du Sud comme annoncé à la réunion préparatoire.
La mise en place d’un « Fonds du Sud », à l’initiative du Qatar et auquel ce pays a alloué 20 millions de dollars, n’a recueilli dans un premier temps que de timides contributions. L’Inde et la Chine y mettront 2 millions de dollars chacun et la Libye « fera de même », alors que les Émirats arabes unis et le Koweït, riches monarchies pétrolières, « préciseront leurs contributions ultérieurement », selon la délégation de la Jamaïque, président en exercice du G77 en 2005.
Les pays du Groupe des 77 et la Chine, réunis cette semaine au Qatar, ont haussé le ton face aux effets de la mondialisation qui, en creusant l’écart avec les pays riches, mettent selon eux en péril la sécurité dans le monde.
Dans leur déclaration finale jeudi, les dirigeants de quelque 120 des 132 pays du G77, soit les deux tiers des membres de l’Onu, soulignent qu’en raison de la mondialisation, « les écarts en matière de revenus entre pays développés et en développement ne cessent d’augmenter et la pauvreté s’est accrue dans de nombreux pays en développement ».
Ployant sous un endettement endémique, aggravé au fil des ans pour atteindre 2 500 milliards de dollars en 2003 selon des estimations, les pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine et des Caraïbes, membres du G77, ont constaté les...
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