Le clivage n’a rien de nouveau. Dès ses débuts (muets), le cinéma, avec Lumière d’un côté et Méliès de l’autre, se préoccupait soit de la réalité, soit de l’imagination. Le documentaire s’est toujours manifesté par la suite. Le fantastique s’est fait une part de plus en plus belle, avec les rêves et ses trucages (aujourd’hui les effets spéciaux). Depuis quelque temps, cependant, le film documentaire étend son champ d’action, en même temps que sa présence dans les salles obscures. Jusqu’à l’expérience récente du Fahrenheit 9/11 de Michael Moore (Palme d’or malencontreuse à Cannes et effet politique discutable). Deux journalistes français [1] ont posé la question : «Le cinéma est-il en train de réinventer son rapport à la réalité?» Bien sûr, cette réalité absolue n’existe pas,...
Actualités - Opinion
En gros plan Le cinéma et la « réalité »
le 16 juin 2005 à 00h00
Le clivage n’a rien de nouveau. Dès ses débuts (muets), le cinéma, avec Lumière d’un côté et Méliès de l’autre, se préoccupait soit de la réalité, soit de l’imagination. Le documentaire s’est toujours manifesté par la suite. Le fantastique s’est fait une part de plus en plus belle, avec les rêves et ses trucages (aujourd’hui les effets spéciaux). Depuis quelque temps, cependant, le film documentaire étend son champ d’action, en même temps que sa présence dans les salles obscures. Jusqu’à l’expérience récente du Fahrenheit 9/11 de Michael Moore (Palme d’or malencontreuse à Cannes et effet politique discutable). Deux journalistes français [1] ont posé la question : «Le cinéma est-il en train de réinventer son rapport à la réalité?» Bien sûr, cette réalité absolue n’existe pas,...

