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Actualités - Chronologie

La théorie du complot raciste n’a pas trouvé d’écho

Alors qu’il n’avait pas encore été acquitté, Michael Jackson était allé jusqu’à se comparer à Nelson Mandela pour se dire victime d’un complot raciste, mais le chanteur s’était aventuré là sur un terrain glissant et n’avait trouvé que peu d’écho. Depuis le début de la procédure dont il était l’objet pour attouchements sexuels présumés sur un mineur de 13 ans, Michael Jackson, à l’extérieur du tribunal, avait affirmé que ses ennuis judiciaires n’étaient que le dernier avatar d’une longue persécution vis-à-vis des Noirs. Le 27 mars, Jackson avait réaffirmé qu’il existait un « a priori contre des personnalités noires dans ce pays », dans un entretien radiophonique avec le révérend Jesse Jackson, l’une des principales figures politiques noires américaines. Michael Jackson avait alors dit s’appuyer sur les histoires d’autres victimes du racisme pour se donner du courage, citant notamment le cas de Nelson Mandela, l’ancien président sud-africain qui a passé 27 ans en prison, et celui de plusieurs sportifs noirs américains. Son père avait quant à lui mis les pieds dans le plat dès le début du procès, fin janvier. « Je vais être très direct : c’est du racisme. C’est comme ça », avait affirmé Joe Jackson lors d’un entretien à CBS. Mais cette argumentation n’était pas sans risque pour la star, note Todd Boyd, professeur à l’école de cinéma et de télévision à l’Université de Californie du Sud (USC) à Los Angeles. « C’est très hypocrite de sa part. Voilà un homme qui a fait tout ce qu’il pouvait pour se fondre dans la société blanche américaine, y compris en changeant de couleur », a-t-il souligné. L’évolution de la couleur de peau du chanteur a soulevé des questions sur un usage intensif de la chirurgie esthétique, mais Jackson affirme qu’il souffre d’une maladie de peau. « Quoi qu’il en soit, c’est bien lui qui a chanté “No matter if you’re black or white” (“Que tu sois blanc ou noir n’a pas d’importance”), non? Et maintenant qu’il a des problèmes, il affirme que cela est dû au racisme. Je pense qu’il manque vraiment de crédibilité », a déclaré M. Boyd à l’AFP. Son collègue Jody Armour, professeur de droit et auteur d’un livre sur le racisme anti-Noirs aux États-Unis, n’est pas aussi catégorique, et sans parler de complot, estime qu’à la marge, la couleur originelle de Jackson aurait pu influer sur les délibérations du jury. « On pourrait penser que Jackson a transcendé les questions de race en atteignant le statut de star mondiale, mais je n’en suis pas sûr », note-t-il. « Jackson chante du funk et du R’n’B, qui sont des musiques noires. Les gens ne peuvent pas complètement oublier ce à quoi il ressemblait » avant ses transformations physiques. « Il a grandi dans une famille noire, il s’est produit avec ses frères noirs », rappelle-t-il, estimant que les jurés les plus âgés ne l’avaient pas oublié. Aucun Noir ne figurait parmi les jurés, reflétant la composition de la population du comté de Santa Barbara qui n’en compte que 2 %. À l’extérieur du tribunal de Santa Maria (Californie, Ouest), où les jurés ont délibéré pendant sept jours, une banderole installée par les admirateurs de la star affirmait : « Il y a déjà eu assez d’Africains-Américains accusés à tort dans notre système judiciaire. »
Alors qu’il n’avait pas encore été acquitté, Michael Jackson était allé jusqu’à se comparer à Nelson Mandela pour se dire victime d’un complot raciste, mais le chanteur s’était aventuré là sur un terrain glissant et n’avait trouvé que peu d’écho.
Depuis le début de la procédure dont il était l’objet pour attouchements sexuels présumés sur un mineur de 13 ans, Michael Jackson, à l’extérieur du tribunal, avait affirmé que ses ennuis judiciaires n’étaient que le dernier avatar d’une longue persécution vis-à-vis des Noirs.
Le 27 mars, Jackson avait réaffirmé qu’il existait un « a priori contre des personnalités noires dans ce pays », dans un entretien radiophonique avec le révérend Jesse Jackson, l’une des principales figures politiques noires américaines.
Michael Jackson avait...