Bush et Erdogan remettent en selle
les relations entre Washington et Ankara
le 09 juin 2005 à 00h00
Le président américain George W. Bush et le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan ont manifesté hier leur volonté de remettre les relations américano-turques en selle après les désaccords sur l’Irak. « La Turquie est un exemple de démocratie pour l’ensemble du “Grand Moyen Orient” », a affirmé M. Bush à l’issue d’un entretien à la Maison-Blanche avec M. Erdogan. Ankara avait refusé en 2003 le passage de troupes américaines par son territoire pour envahir l’Irak par le Nord, jetant un froid dans les relations entre les deux pays. La Turquie, qui fait partie de l’Otan, comptait jusqu’alors parmi les proches alliés des États-Unis.
M. Erdogan a indiqué de son côté que les discussions d’hier ont « été plutôt détaillées sur Israël, la Palestine, la situation en Irak et l’Afghanistan », et ont également porté sur la question de Chypre. Le président américain a rappelé que son objectif, comme celui de la Turquie, « est de travailler avec les Palestiniens pour qu’ils puissent avoir leur propre État vivant en paix aux côtés d’Israël ».
Dans leurs déclarations respectives à l’issue de leur rencontre, MM. Bush et Erdogan n’ont pas abordé la question de l’adhésion d’Ankara à l’Union européenne. M. Bush avait apporté son soutien en 2004 à la candidature turque pour rejoindre l’Union européenne, s’attirant à ce propos des critiques du président français Jacques Chirac qui avait estimé qu’il ne devait pas se mêler des affaires européennes.
Par ailleurs, le porte-parole de la Maison-Blanche a également indiqué hier que les Américains entendent agir avec les Irakiens contre les séparatistes kurdes du PKK qui utilisent le nord de l’Irak comme base pour des opérations en Turquie. MM. Bush et Erdogan n’ont toutefois pas évoqué directement cette question dans leurs déclarations respectives à l’issue de leur rencontre.
Le président américain George W. Bush et le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan ont manifesté hier leur volonté de remettre les relations américano-turques en selle après les désaccords sur l’Irak. « La Turquie est un exemple de démocratie pour l’ensemble du “Grand Moyen Orient” », a affirmé M. Bush à l’issue d’un entretien à la Maison-Blanche avec M. Erdogan. Ankara avait refusé en 2003 le passage de troupes américaines par son territoire pour envahir l’Irak par le Nord, jetant un froid dans les relations entre les deux pays. La Turquie, qui fait partie de l’Otan, comptait jusqu’alors parmi les proches alliés des États-Unis.
M. Erdogan a indiqué de son côté que les discussions d’hier ont « été plutôt détaillées sur Israël, la Palestine, la situation en Irak et l’Afghanistan »,...
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