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Actualités - Chronologie

Institutions Officiel : Wolfowitz, 10e président de la Banque mondiale

Paul Wolfowitz, ancien numéro deux du Pentagone, a pris hier ses nouvelles fonctions de président de la Banque mondiale en promettant de placer la réduction de la pauvreté en Afrique en tête de ses priorités. Après le tollé provoqué par l’annonce fin mars de la nomination de Paul Wolfowitz, 61 ans, par le président américain George W. Bush, seuls quelques dizaines de militants de la lutte contre la pauvreté et le sida ont brièvement donné de la voix devant le siège de la Banque mondiale mercredi matin. L’un des manifestants a vertement critiqué sa nomination qui passe pour « une récompense pour son incompétence militaire » en rappelant que la guerre en Irak, dont Paul Wolfowitz a été l’un des fervents artisans, n’était toujours pas terminée. Le 10e président de cette institution multilatérale, traditionnellement dirigée par un Américain, a entamé hier son mandat de cinq ans sous surveillance non seulement de la part des ONG et des manifestants mais également des États membres de la Banque mondiale. Dès aujourd’hui, il présidera son premier conseil d’administration avec les 24 administrateurs, représentant les 184 États membres, qui avaient confirmé sa nomination à l’unanimité le 31 mars. Paul Wolfowitz s’était déplacé jusqu’à Bruxelles pour convaincre les Européens de sa bonne foi en matière d’aide au développement. Dans ses interviews et rares déclarations officielles, il a répété qu’il allait se consacrer dorénavant à « sa noble mission de la lutte contre la pauvreté » avec l’Afrique en priorité sur son agenda et un voyage en préparation pour les semaines à venir. Après l’Afrique, Paul Wolfowitz compte se rendre en Amérique latine « prochainement ». Mais son premier grand rendez-vous international sera sans doute le sommet du G8 de Gleneagles en Écosse les 6 et 7 juillet sous présidence britannique. Londres veut placer ce sommet sous le signe de l’allègement de la dette des pays pauvres, sujet souvent discuté lors des dernières réunions des sept pays les plus industrialisés et la Russie, mais sans décision concrète. Autre grand rendez-vous en perspective, la conférence de l’Onu en septembre à New York pour faire le point sur les objectifs de développement du millénaire dont le principal est de réduire de moitié la pauvreté dans le monde d’ici à 2015.

Paul Wolfowitz, ancien numéro deux du Pentagone, a pris hier ses nouvelles fonctions de président de la Banque mondiale en promettant de placer la réduction de la pauvreté en Afrique en tête de ses priorités.
Après le tollé provoqué par l’annonce fin mars de la nomination de Paul Wolfowitz, 61 ans, par le président américain George W. Bush, seuls quelques dizaines de militants de la lutte contre la pauvreté et le sida ont brièvement donné de la voix devant le siège de la Banque mondiale mercredi matin.
L’un des manifestants a vertement critiqué sa nomination qui passe pour « une récompense pour son incompétence militaire » en rappelant que la guerre en Irak, dont Paul Wolfowitz a été l’un des fervents artisans, n’était toujours pas terminée.
Le 10e président de cette institution multilatérale,...