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EXPOSITION Martin Parr à la Maison européenne de la photographie

Martin Parr, l’un des meilleurs observateurs de la classe moyenne anglaise sur laquelle il porte un regard incisif, fait l’objet d’une grande rétrospective à la Maison européenne de la photographie. Jusqu’au 18 septembre, on peut voir dans ce haut lieu de la photographie à Paris 150 de ses œuvres, notamment ses reportages à West Yorkshire et Greater Manchester en noir et blanc, réalisés dans les années 1970, et très peu connus. Ou encore, plusieurs séries en couleurs des années 80 (The Last Resort et The Cost of Living) et des projets plus récents (Common Sense et Cherry Blossom), datant de la fin des années 1990. Né à Epsom en 1952, photographe à l’agence Magnum, cet original à l’allure d’éternel adolescent mal fagoté fixe avec la minutie d’un entomologiste les habitudes alimentaires, vestimentaires et touristiques de ses contemporains. Une précision plutôt cruelle qui montre, dans des chromos tonitruants, le mauvais goût des papiers fleuris muraux, des piscines où les rondeurs cramoisies s’ébattent dans des maillots criards, la foire aux vanités de la classe moyenne anglaise. On y lit le relâchement des liens communautaires, l’enthousiasme pour la société de consommation, la décadence et le ridicule de notre quotidien, auxquels il remédie par un humour décapant, dissimulant une sorte de désespoir. Un humour très british qui n’est pas sans rappeler celui des romans de l’écrivain Evelyn Waugh, où l’on sifflote avec la lèvre supérieure bien raide, pour mieux dissimuler sa peur du noir, la nuit. Bref, un documentaire social passionnant, où la curiosité extrême rappelle celle des photographes américains William Eggleston, Bill Owens ou Garry Winogrand qui ont tant influencé Martin Parr au cours des années 1970/1980. L’exposition s’accompagne d’un ouvrage Martin Parr, avec des textes de Val Williams, publié par Phaidon Press Ltd (352 pages). Web: www.mep-fr.org
Martin Parr, l’un des meilleurs observateurs de la classe moyenne anglaise sur laquelle il porte un regard incisif, fait l’objet d’une grande rétrospective à la Maison européenne de la photographie.
Jusqu’au 18 septembre, on peut voir dans ce haut lieu de la photographie à Paris 150 de ses œuvres, notamment ses reportages à West Yorkshire et Greater Manchester en noir et blanc, réalisés dans les années 1970, et très peu connus.
Ou encore, plusieurs séries en couleurs des années 80 (The Last Resort et The Cost of Living) et des projets plus récents (Common Sense et Cherry Blossom), datant de la fin des années 1990.
Né à Epsom en 1952, photographe à l’agence Magnum, cet original à l’allure d’éternel adolescent mal fagoté fixe avec la minutie d’un entomologiste les habitudes alimentaires,...