La plupart des dirigeants européens ont clamé haut et fort leur volonté de continuer à aller de l’avant malgré le non français à la Constitution, même si certains, très minoritaires, ont réclamé une pause, voire carrément un arrêt du processus d’intégration européenne.
Le président de la Commission européenne José Manuel Durao Barroso a à cet égard souligné hier qu’il n’était « pas raisonnable » d’envisager une renégociation du traité constitutionnel, bien que, a-t-il admis, le résultat du référendum de dimanche en France pose un « problème très sérieux » à l’UE.
Président en exercice de l’UE, le Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker avait déjà affirmé sans surprise la veille que la ratification de la Constitution européenne devait « se poursuivre ».
« Des consultations vont commencer », a également tenté lundi de rassurer le haut représentant pour la politique étrangère de l’UE, Javier Solana, dans une allusion au prochain sommet européen des 16 et 17 juin à Bruxelles au cours duquel les dirigeants des 25 devront analyser la nouvelle donne.
Le Premier ministre britannique Tony Blair a exhorté à un « moment de réflexion », estimant en outre qu’il était trop tôt pour dire si la Grande-Bretagne organiserait un référendum sur la Constitution européenne après le non des Français.
Dans ce contexte, nombre de dirigeants de pays de l’Union européenne ont pris soin de multiplier les propos optimistes quant à la poursuite de la ratification du traité constitutionnel, d’aucuns, à l’instar du président lituanien Valdas Adamkus, rappelant que, contrairement à la France, neuf États membres ont jusqu’à présent ratifié la Constitution. Et ce même si, a reconnu le Premier ministre hongrois Ferenc Gyurcsany, le non français constitue « le plus grand défi lancé à l’Union européenne (UE) depuis sa création ».
Dès dimanche, le chancelier allemand Gerhard Schröder a ainsi relevé que le rejet en France, bien qu’étant « un revers pour le processus de ratification de la Constitution », n’était pas « sa fin ».
Le chef du gouvernement espagnol José Luis Rodriguez Zapatero est, pour sa part, tombé d’accord avec le président français Jacques Chirac pour dire que l’Europe « surmontera cette période de crise, comme elle en a surmonté d’autres au cours de son histoire », le président italien Carlo Azeglio Ciampi souhaitant que des propositions soient avancées pour faire face à ce « coup d’arrêt ».
« L’issue du référendum français ne peut être considérée comme un vote contre l’Europe », a noté le Premier ministre belge Guy Verhofstadt ; « l’effort d’unification européenne ne s’arrête pas » avec le non français, « le résultat du vote français de dimanche ne doit pas empêcher les autres États de poursuivre le processus de ratification », ont respectivement renchéri le Premier ministre grec, Costas Caramanlis, et son homologue estonien, Andrus Ansip.
Quant au chancelier autrichien Wolfgang Schuessel, il a été jusqu’à proposer une nouvelle fois que la Constitution européenne soit soumise à un référendum européen qui serait contraignant.
Seule voix totalement discordante, celle du très eurosceptique président tchèque Vaclav Klaus qui a déclaré que le processus de ratification devait désormais être arrêté.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La plupart des dirigeants européens ont clamé haut et fort leur volonté de continuer à aller de l’avant malgré le non français à la Constitution, même si certains, très minoritaires, ont réclamé une pause, voire carrément un arrêt du processus d’intégration européenne.
Le président de la Commission européenne José Manuel Durao Barroso a à cet égard souligné hier qu’il n’était « pas raisonnable » d’envisager une renégociation du traité constitutionnel, bien que, a-t-il admis, le résultat du référendum de dimanche en France pose un « problème très sérieux » à l’UE.
Président en exercice de l’UE, le Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker avait déjà affirmé sans surprise la veille que la ratification de la Constitution européenne devait « se poursuivre ».
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