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Actualités

Quels documents et quelles preuves ?

Dans les dossiers préparés par la Ligue des anciens députés, la Ligue des habitants du Arqoub et par le chercheur Issam Khalifé, de nombreux documents, parfois datant des années 20, 30 ou 40, sont apportés comme preuves de la libanité des fermes de Chebaa, au cœur d’une polémique depuis 2000. Il existe de nombreux titres de propriété dans le secteur, mais on pourrait opposer à cela qu’un individu peut être propriétaire d’un terrain ou d’un domicile dans un pays qui n’est pas le sien. Alors les recherches ont déterré d’autres genres de documents: des décisions administratives libanaises portant sur l’une ou l’autre des fermes, des jugements émis à l’encontre de personnes coupables d’une action ayant eu lieu dans le secteur, des permis de construire délivrés au Liban, des décisions de créer des bureaux de vote, des inscriptions au registre foncier libanais… Dans son livre, M. Khalifé cite des textes administratifs datant de l’époque du mandat, comme l’arrêté n° 3066 pour la réorganisation administrative (1925), dans lesquels les noms de nombreuses localités libanaises sont énumérés, parmi celles-ci ceux de certaines fermes et, à plusieurs reprises, celui du village de Nkhaïlé, le grand oublié. L’auteur produit également une copie d’un droit de passage de la ferme de Fachkoul vers le territoire syrien, délivré par les douanes syriennes. Des décisions ayant rapport à la répartition des forêts et à l’organisation de la chasse, des années 40 aux années 60, portent nommément sur un grand nombre de fermes. Plusieurs décrets législatifs des années 50 évoquent entre autres Chebaa et Nkhaïlé. Enfin, M. Khalifé a rassemblé dans son ouvrage de nombreuses cartes, parfois contradictoires (ce qui montre la complexité de cette affaire), concernant la libanité des fermes. De quoi entretenir la controverse…
Dans les dossiers préparés par la Ligue des anciens députés, la Ligue des habitants du Arqoub et par le chercheur Issam Khalifé, de nombreux documents, parfois datant des années 20, 30 ou 40, sont apportés comme preuves de la libanité des fermes de Chebaa, au cœur d’une polémique depuis 2000. Il existe de nombreux titres de propriété dans le secteur, mais on pourrait opposer à cela qu’un individu peut être propriétaire d’un terrain ou d’un domicile dans un pays qui n’est pas le sien.
Alors les recherches ont déterré d’autres genres de documents: des décisions administratives libanaises portant sur l’une ou l’autre des fermes, des jugements émis à l’encontre de personnes coupables d’une action ayant eu lieu dans le secteur, des permis de construire délivrés au Liban, des décisions de créer des...