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Actualités - Chronologie

Syrie près de 300 contestataires manifestent devant la Cour de sûreté de l’État

Environ 300 Syriens, pour la plupart des Kurdes, se sont rassemblés hier devant la Cour de sûreté de l’État à Damas où se tenaient des procès de militants kurdes, dont l’un a été condamné à deux ans de prison, a constaté un correspondant de l’AFP. « Vive la liberté », « Liberté, pas de loi d’urgence », « Liberté, nous voulons la démocratie », ont scandé en kurde et en arabe les manifestants, qui portaient des pancartes réclamant « la libération des détenus politiques ». Une quinzaine de membres des forces antiémeutes, dépêchés sur place, ne sont pas intervenus. Plusieurs militants des droits de l’homme ont arboré des photos d’un dignitaire musulman kurde, cheikh Mohammed Maachouq al-Jaznaoui, qui n’a plus donné de signe de vie « depuis sa sortie, il y a cinq jours, du Centre d’études islamique » à Damas, selon l’avocat des droits de l’homme Anouar Bounni. De plus, la Cour de sûreté de l’État, un tribunal d’exception, a condamné à deux ans de prison un membre du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qui milite pour l’indépendance du sud-est de la Turquie, Abdel Rahmane Mahmoud Ali. La cour a par ailleurs reporté au 19 juin la prochaine audience dans le procès d’un jeune Kurde, Shevan Abdo, arrêté il y a plus d’un an à la suite d’évènements sanglants dans le nord de la Syrie en mars 2004. De même, la prochaine audience dans le procès de Mahmoud Ali Mohammed, un dirigeant du parti kurde al-Wahda, arrêté depuis plus d’un an, a été fixée à dimanche prochain.

Environ 300 Syriens, pour la plupart des Kurdes, se sont rassemblés hier devant la Cour de sûreté de l’État à Damas où se tenaient des procès de militants kurdes, dont l’un a été condamné à deux ans de prison, a constaté un correspondant de l’AFP. « Vive la liberté », « Liberté, pas de loi d’urgence », « Liberté, nous voulons la démocratie », ont scandé en kurde et en arabe les manifestants, qui portaient des pancartes réclamant « la libération des détenus politiques ».
Une quinzaine de membres des forces antiémeutes, dépêchés sur place, ne sont pas intervenus. Plusieurs militants des droits de l’homme ont arboré des photos d’un dignitaire musulman kurde, cheikh Mohammed Maachouq al-Jaznaoui, qui n’a plus donné de signe de vie « depuis sa sortie, il y a cinq jours, du Centre d’études...